Amityville, la maison du diable (Stuart Rosenberg)

 


Les années 70 particulièrement prolifiques en films d'horreur donnent le jour en 1979 à « Amityville, la maison du diable » de Stuart Rosenberg.

A la fin de l'année 1974, la famille Kurz emménage dans le New Jersey dans une spacieuse maison dans laquelle a eu lieu un meurtre sanglant quelques mois auparavant.

Rapidement, les phénomènes étranges se multiplient, portes qui claquent, fenêtres qui refusent de s'ouvrir, présences nocturnes qui alertent le chien et surtout un grand malaise général qui suinte des murs.

George (James Brolin) est le plus affecté : son comportement change, il devient irritable et fiévreux tandis que, la petite parle avec une « amie » imaginaire.

Lorsque le père Delauney (Rod Steiger) tente de venir exorciser la maison, il est assailli de mouches, menacé et doit repartir pour éviter le malaise.

Tenace, il tente de revenir avec son second le père Bolen (Don Stroud), mais leur voiture tombe en panne sur le chemin.

La maison est coupée du monde, le téléphone ne répondant plus. Les dettes s'accumulent contre George qui fait un chèque en blanc pour le mariage de, le frère de Kathy (Margot Kidder) après que la somme d'argent en liquide ait mystérieusement disparu.

Delauney tente d'alerter sa hiérarchie sans succès et après un prêche virulent à l'église perd la vue tandis qu'un ange se fissure.

Invalide il termine sa vie misérablement.

Les Kurz reçoivent pourtant l'aide d'Amy (Natasha Ryan) et Greg (K.C Martel) et qui leur permettent d'identifier la source potentielle du mal, un trou dans la cave en connexion avec les forces du mal.

Mais Kathy comprend que le Diable est trop puissant et menace de prendre possession de George pour qu'il commette un massacre.

Celui-ci est évité de peu et la famille réussit à fuir en abandonnant la maison par une nuit apocalyptique.

En conclusion, « Amityville, la maison du diable » est un grand film d'horreur, un classique du genre qui rivalise avec « L'Exorciste ».

L'ambiance malsaine est particulièrement réussie avec cette vieille immense maison dans laquelle habite l'Esprit du Mal qui s'empare de ses habitants, le courageux George en tête.

On assiste avec délectation à cette détérioration et constate l'impuissance des forces religieuse catholiques humiliées et réduite à l'état de larve comme le montre le sort du prêtre Delauney.

Et quand en plus c'est le génial Lalo Shiffrin à la musique, que dire sinon qu'on est en présence d'un pur chef d'œuvre ?

Par la suite, le film donna lieu à une franchise encore active à ce jour, c'est dire l'impact du premier film de Rosenberg !

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