Nobody (Ilya Naishmuller)

 

Sorti en 2021, « Nobody » d'Ilya Naishuller est un bon vieux film de « Justicier ».

Hutch Mansell (Bob Odenkirk) est un Américain de la classe moyenne : la cinquantaine, une femme blonde (Connie Nielsen) du même âge, deux enfants, une maison correcte de banlieue, un métier de comptable dans une PME locale et son jogging matinal quotidien.

Un cambriolage à son domicile va réveiller en lui un passé tout autre, celui de « Correcteur » , ancien tueur gouvernemental.

Donc le « personne » va reprendre sa vie en main, retrouver les cambrioleurs, un couple de latino avec un enfant handicapé à charge et récupérer plus que ses biens, son honneur. 

Un accident de la route suivi d'une altercation dans un bus avec un groupe de jeunes voyous russes change dramatiquement le cours de sa vie.

Hutch blesse grièvement ses agresseurs et l'un d'entre eux Teddy (Aleksandr Pal), le fils de Yulian Kuztnezov (Aleksei Serebryakov) caid de la mafia russe décède de ses blessures.

Dès lors, il devient la cible de la vengeance, du père dont le rôle principal est de garder l'argent sale de la mafia.

La violence monte alors crescendo, Hutch recontactant son frère adoptif Harry (RZA), lui aussi tueur expérimenté et construisant un véritable arsenal de guerre et pièges en tout genre.

Hutch frappe au porte-monnaie en incendiant l'Obshak, la réserve d'or de la Mafia russe et en dérobant un tableau de Van Gogh.

Le face-à-face se termine par un duel à mort dans son entreprise transformé en champs de bataille.

Kuztnezov tué, Hutch reprend sa vie de « Nobody » ou presque après avoir racheté la PME et déménagé dans une autre maison, avec une partie de l'argent volé à son agresseur, même si un coup de fil inquiétant laisse imaginer que les choses ne s'arrêteront pas là.

En conclusion, « Nobody » est un film à l'ancienne à la Charles Bronson, dans lequel un type en apparence lambda en pleine crise de la cinquantaine se révèle un tueur invincible.

Le scénario bien sur est irréel et l'accumulation de tuerie de gangsters russes donne parfois l'impression qu'on se trouve dans un jeu vidéo ultra violent.

Alors pourquoi apprécier ? Car « Nobody » tourne presque à la caricature avec sa musique rock à fond la caisse, ses virées en Dodge challenger indestructible et active un fantasme que beaucoup de type sans envergure aimerait réaliser : démolir tout ce qui bouge sans réelles conséquences.

Pour cette raison, « Nobody » mérite une mention honorable !

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