Hard (Raffaela Anderson)
Nous sommes en 2001 et l'ex actrice de films pornographique Raffaela Anderson profitant de sa relative notoriété sort son autobiographie intitulée « Hard ».
A cette époque, le livre jouit (oh oui) d'une certaine audience et permet à l'ex hardeuse d'en faire la promotion sur quelques plateaux de télévision.
« Hard » raconte la vie d'une petite banlieusarde du 93, désireuse pour échapper à son environnement difficile parsemé de violence et de pauvreté de tenter sa chance en tant qu'actrice pornographique.
A l'époque vierge, elle bénéficie de sa jeunesse et parvient en répondant à une annonce dans « Paris boom boom » à devenir proche d'un réalisateur protecteur qu'elle appellera Mr Big Boss tout le long du livre.
La suite de la biographie est plutot monotone et peu excitante : des tournages en France et (un peu) en Europe, des galères avec des fréquentations marginales gravitant dans ce milieu et toujours cette rage intérieure terrible.
Avec Marie la collègue/copine « black », Raffaela réussit à faire sa place dans ce milieu mais met un point d'honneur à ne pas verser dans des pratiques qu'elle juge dégradantes comme le fist fucking, les éjaculations faciales ou tout simplement des acteurs/actrices dont la tête (?) en lui revient pas.
Après avoir été violée par deux militaires qui l'avaient abordé rue du Faubourg-Saint-Denis, Raffaela se montre de plus en plus dégoutée par les hommes et assume son homosexualité en fréquentant des boites lesbiennes.
Elle s'extirpe à grand peine d'une relation toxique avec une certaine Germaine, s'enamoure de l'actrice Dalila, et va de copine en copine...
La consécration viendra de la rencontre avec un journaliste (homosexuel) de Hot video qui lui écrira un article et l'aidera à quitter un milieu destructeur pour elle.
En
conclusion, ne comptez pas sur « Hard » pour chercher quelque chose d'excitant ou même simplement d’intéressant car cette biographie d'une ex actrice des années 90 vous assommera d'ennui entre les tournages expédiés, les galères de thunes et les fréquentations toxiques.
Au début des années 2000 cependant, Rafaellea Anderson avait été la première à apporter un témoignage sur l'envers du décors de l'industrie pornographique, sans que cela n'y change grand chose compte tenu des folles sommes générées par ce business.
Son enfance cabossée, son envie d'indépendance et d'argent "facile" ressemblent sans doute à beaucoup de profils échouant dans ce milieu qu'on devine sans peine glauque.
On se montre surpris compte tenu de son physique quelconque (petite/boulotte) et pas vraiment jolie du succès qu'elle ait pu rencontrer à l'époque, surtout qu'elle se donne volontairement un personnage de « forte tête » ne s'en laissant pas compter avec les acteurs et les réalisateurs.
Malgré le dégout donc affiché de son passé, on pourra considérer que la chance a été de son coté dans les années 90 à l'époque ou Internet n'avait pas encore explosé et fait passer l'industrie du X dans un mode de streaming boulimique effrayant broyant les actrices en quelques mois ou les condamnant à des pratiques toujours plus extrêmes ou dangereuses pour persister.
Il reste de la lecture de « Hard » un fort sentiment de répugnance, vis-à-vis de ce milieu et de la personnalité plutot arrogante et vulgaire de l'ex actrice.
Devenue ouvertement homosexuelle notamment après un viol douloureux par deux militaires en perm' jamais inquiétés, sans débouchés professionnels après le sulfureux « Baise moi » on ne donne à la la fin de la lecture de « Hard » à vrai dire pas très cher de l'avenir de Raffaella Anderson en tout cas dans la littérature !
Circulez y a rien à voir !
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