The Punisher (Jonathan Hensleigh)

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Après l’adaptation boiteuse mais féroce du Punisher en 1989 avec le pourtant charismatique Dolph Lundgren et le terrible échec qui s’en suivit, Jonathan Hensleigh décida fort du succès des films de super héros à l’orée des années 2000, de s’attaquer à une nouvelle version de l’anti héros Marvel par excellence avec « The Punisher ».


Sorti en 2004, « The Punisher » montre comment Frank Castle (Thomas Jane) un membre des forces spéciales obligé de quitter les Etats Unis pour protéger sa famille après une difficile mission d’infiltration d’un gang de passeurs de drogue basé à Miami, se trouve traqué par le chef Howard Saint (John Travolta) dont le fils adoré Bobby (James Carpinello) a été tué au cours de l’opération.

Saint dont la cruauté est décuplée par l’influence de sa femme Joan (Rebecca Rojin) use de tous ses contacts pour localiser Castle et toute sa famille goutant quelques jours de vacance à Porto Rico avant un départ définitif pour l’Angleterre.

L’attaque menée par un commando d’hommes surarmés dirigé par Quentin Glass (Will Patton) ne fait pas dans le détail et massacre la plupart de la famille Castle.

Aidé par son père (Roy Scheider), extrêmement combatif malgré son âge avancé qui n’hésite pas à sacrifier sa vie, Castle échappe aux tueurs et court derrière la voiture de sa femme Maria (Samantha Mathis) et de son fils, mais arrive juste à temps pour trouver leurs corps inanimés.

Il est également pris pour cible par les balles ennemies et laissé pour mort au fond de l’océan par Glass.

Pourtant contre toute attente, Castle qui a la peau dure, survit à ses blessures et se remet peu à peu, habité par une inextinguible envie de vengeance.

Vivant en reclus dans un demi squat habité par des paumés, Castle le bricoleur se confectionne une panoplie d’armes offensives et défensives comme une ford mustang noire aux vitres blindées au métal.

Il s’arrange pour faire échouer une livraison de drogue sous la responsabilité de Saint, qui du coup se trouve sous la pression de ses associés colombiens.

Comprenant qu’il est en face d’une menace plus difficile à traiter que prévu, Saint fait appel à un tueur professionnel de Memphis, un homme nommé Harry Heck (Mark Collie), au look de chanteur country.

Malgré une approche débonnaire et l’usage d’une guitare dans un fast food, Heck se révèle être un redoutable tueur qui éperonne sauvagement la mustang de Castle et manque de le tuer.

Castle s’en sort heureusement en décochant un coup de couteau à distance dans la gorge du tueur.

Tandis que Castle devient le protecteur des habitants du squat et finit par insensiblement détendre son attitude d’ermite renfrogné, Saint fait appel à un colossal tueur russe (Kevin Nash) qui fond sur Castle, et étant quasiment invulnérable manque quasiment de le tuer à mains nues sur fond de musique d’opéra italien.

Castle s’en sort cette fois d’extrême justesse et réussit à tuer son agresseur, non sans rencontrer de sévère blessures qui le laissent mal en point.

Il trouve néanmoins la force de se cacher dans un monte charges pour échapper aux tueurs de Saint, guidés une nouvelle fois Glass, qui torture le pauvre Dave (Ben Foster) en lui arrachant un à un ses piercings.

Pourtant malgré sa douleur, Dave ne vend pas Castle qui peut ainsi se sauver.

De plus en plus déterminé à se venger de Saint, Castle lui fait croire que sa femme le trompe avec Glass en réalité homosexuel.

Aveuglé par sa jalousie, Saint liquide de manière particulièrement sanglante son ami en le poignardant à de multiples reprises et jette sa femme sur une voie ferrée pour la regarder se faire broyer par un train lancé à toute vitesse.

Malgré ses protections, il ne peut pas empêcher un Castle armé jusqu’aux dents de pénétrer chez lui et d’éliminer un à un ses gardes.

Son second fils John est cruellement tué par une grenade et Saint, brisé et blessé, n’est alors qu’une proie facile pour une Castle plus implacable que jamais.

Ayant rendu la monnaie de sa pièce à l’un des patrons de Miami, Castle décide de mener une guerre d’envergure contre le crime et d’endosser le surnom du Punisher.

En conclusion, « The Punisher » essuya comme son prédécesseur un violent échec commercial.

Son scénario est il est vrai affreusement mince et Travolta en criminel n’est à vrai dire pas crédible pour un sou avec son trop joli minois.

Les scènes d’action bien que très violentes voir cruelles ont comme un fort arrière gout de déjà vu et peine à surprendre le spectateur gavé de ce type de production à longueur d’année.

Si on tente de dégager des aspects plus positifs, on notera une ou deux scènes plaisantes, notamment les affrontements décalés entre le Punisher et les tueurs country/russe et de manière générale l’interprétation plus que correcte de Jane très bon en dur à cuir, taciturne rongé par son obsession intérieure.

C’est sans doute un peu mince pour faire un grand film et constituer un succès made in Marvel.

A ce jour, les multiples échecs d’adaptation du Punisher au cinéma demeurent mystérieux.

Le personnage dans un style voisin de Wolverine, ne manque pourtant pas du charme émanant de tout antihéros récurrent mais demeure sans doute trop « ordinaire » (sans super pouvoir) pour se démarquer d’autres personnages de super agents/justicier invincibles.

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