Metal is forever : the very bestof of Primal fear (Primal fear)

 

Sorti en 2006, « Metal is forever : the very bestof of Primal fear » est une compilation retraçant les plus grands hits d'un groupe  de heavy-tradi à l'européenne ayant neuf ans d'existence à l'époque.

On commence par « Metal is forever » titre évident jusqu'à en devenir un cliché vivant, avec ces chœurs balourds et son texte « bas du front » que n'aurait pas renié un Manowar.

Heureusement survient la transition avec « Chainbreaker » titre historique d'ouverture du premier (et meilleur ?) album du groupe, plus « priestien », impossible !


Avec un chanteur du calibre de Ralf Scheepers, les ballades sont toujours plus faciles à exécuter et le somptueux « Seven seals » avec ses magnifiques envolées mélodiques rentre assurément dans la catégorie « luxe ». 

Le heavy-speed « qui tabasse » entre aussi dans le répertoire des Allemands avec un « Nuclear fire » de bonne facture,

Après un « Final embrace » apocalyptique comme il se doit, survient « The healer » plus larmoyante et moins inspirée pour moi et un « Rollercoaster » efficace et tonique mais sans génie. 

Le mid tempo « Amrageddon » est ses paroles évoquant le terrorisme islamiste produit toujours son effet et « Angel black » frappe fort avec un tempo rapide, un ton vengeur sans concession. 

Primal fear se fait grandiose sur « Under your spell » mid tempo puissant à la mélodie épique, puis envoutant avec « Evil spell » et se surpasse sur « Running in the dust » véritable démonstration de la toute puissance vocale de Scheepers couplée avec un texte de SF violent et apocalyptique.

Tout aussi sombre, « Suicide & mania » passe de manière fluide avant le plus grand sommet mélodique du disque « Iron fist in a velvet glove ».

La version musclée du groupe réapparait sur « Fear » avant une nouvelle ballade « Tears of rage » un peu pompeuse.

La dernière partie de l'album consacrée aux reprises est flamboyante. Jugée du peu « Out in the fields » du duo magique Moore/Lynott sublimé par un Scheepers déchainé, le péchu « Kill the king » et encore plus émouvant le « Die young » de Black Sabbath entrecoupé du plus classique mais toujours décoiffant « Speedking » de Purple, un ennuyeux « Metal gods » du modèle anglais et un plus lisse « Breaker » d'Accept malgré sa vitesse supersonique et un « Seek and destroy » de Metallica trop convenu.

Mais la fête ne sera pas complète sans Iron maiden représenté par « Two minutes to midnight » trop semblable à l'original et un « Rover » de Led Zepeelin particulièrement fade qui conclut bien mal ce best of.

En conclusion, « Metal is forever : the very bestof of Primal fear » retrace bien les premières années du groupe et montre toute la variét de la panoplie d'un groupe qui deviendra l'un des standards d'un heavy metal classique mais de tradition.

Mid tempo épiques et puissants, ballades mélodiques (dès fois trop!), titres durs et speed « qui tabassent » constituent l'étendue du répertoire du German metal commando qui totalise à présente presque trente ans de carrière !

L'évocation des premières de PF me rappelle donc des souvenirs, le réconfort que provoquait chez moi le premier album avec ses titres forts alors que je me cherchais dans ma vie, puis le « Seven seals » que j'écoutais dans le petit matin d'un hiver glacial en pleurant seul dans ma voiture.

Etrangement ce ne sont pas les titres les plus durs ou les plus mélodiques qui m'auront le plus marqué, mais les mid tempo épiques comme « Under your spell » et « Iron fist in a velvet glove » ou bien l'insensé « Running in the dust » pour la démonstration de force insensée.

Les reprises enfin ? Un niveau inégal, plutôt raté pour Accept et Led Zeppelin, merveilleux pour Morre/Lynott et Sabbath, et enfin moyen à moyen + pour tout le reste ! 

Un beau cadeau pour les fans de heavy pur et dur quand meme !

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