Fantastic Four, l'intégrale 1970 (Stan Lee, Jack Kirby, John Romita Jr)
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L’année 1970 est importante chez Marvel, puisqu’elle voit Jack Kirby délaisser en cours de route son associé de toujours pour favoriser l'arrivée Monsieur Spider-man, John Romita Jr.
« Fantastic four, l’intégrale, 1970 » est donc le théâtre involontaire de cette tragédie du comics.
La série commence en apparence en douceur avec la recherche d’une nourrice un peu spéciale pour le petit Franklin Richards.
Le choix se porte sur Agatha Harkness, vieille femme excentrique vivant seule avec son gros chat noir ebony dans un immense manoir.
Malgré quelques réticences sur les curieuses manies d’Agatha, le choix va se révéler des plus judicieux quand la vieille femme va user de ses pouvoirs de sorcière pour détourner à elle seule une attaque des Terrifics, composés du Sorcier, du Piégeur, de l’Homme-sable et de Médusa, ce qui permet de mieux comprendre l'aura de gardienne mystique émanant de la future nourrice de Franklin.
L’intérêt de l’histoire chute ensuite brutalement avec l’apparition du Monocle, criminel doté d’un rayon destructeur désirant accomplir un attentat au siège de l’ONU pour déclencher une troisième guerre mondiale.
Le rayon est neutralisé par Richards et le Monocle capturé par les Fantastiques meme si entre temps, la Torche humaine vit un drame quand sa fiancée Crystal est rappelée dans son monde.
Puis on revient à du classique avec le retour des androïdes du Penseur fou, doubles maléfiques crées à l‘effigies des fantastiques.
Vient ensuite une étrange aventure ou les FF rencontrent une étrange créature marine extra terrestre perdue sur terre, qui attaque les navires et finit par regagner son monde.
Avec un clin d'œil sympathique à l'actualité de l'époque, les héros jouent un rôle historique en détruisant une machine des Krees chargée de détruire la mission Apollo sur la lune.
L’histoire se centre alors autour de la Torche humaine, qui victime d’un terrible coup de folie, agresse les Inhumains qui selon lui retiennent sa fiancée Crystal loin de lui.
Les FF interviennent et empêchent in extremis leur camarade de commettre l’irréparable en brulant le monde des Inhumains.
Une nouvelle alliance criminelle se met alors en place avec le Penseur fou qui s’appuie sur la sorcellerie du Maitre des maléfices pour créer des androïdes encore plus performants capables de reproduire les capacités des pires adversaires des fantastiques comme Kang, Docteur Fatalis, l’Homme dragon, le Prince de mers, le Fantôme rouge, les Terrifics ou même Hulk qui incontrôlable fait de lui-même capoter les plans du duo !
Les FF font alors face à des criminels plus inattendus pour eux, les gangsters de la Maggia qui décident d’acheter leur quartier général du Baxter building pour mettre la main sur leur précieux matériel scientifique.
Même si les FF ne se laissent pas dépouiller sans réagir, les hommes de la Maggia doté d’armes ultra sophistiquées comme des combinaisons ignifugées et des pistolets à gaz parviennent à les neutraliser.
Secourus par l’Invisible, les FF se tirent de cercueils jetés au fond de la mer, pour retourner la situation et capturer le chef de l’organisation.
L’intégrale se termine par une aventure de grande ampleur dessinée par John Romita ou Magnéto recueilli par le Prince des mers, manipule l’hostilité du souverain à l’égard du monde de la surface pour déclencher une invasion généralisée de New-York.
Les pouvoirs magnétiques de Magnéto augmentés par les machines d’Atlantis lui permettent de mettre à genoux l’armée américaine tandis que Namor enragé bloque les Fantastiques.
Mais c’est sans compter sans la duplicité de Magnéto, qui prend en otage l’Invisible et Dorma la compagne de Namor pour prendre le pouvoir de manière absolue.
Pris à revers, Namor est donc contraint de se retourner contre son ex allié et accepte sous les conseils avisés de Richards de le servir pour mieux le duper.
Le leader des FF utilise donc son génie scientifique pour mettre au point un appareil permettant d’inverser les pouvoirs de Magnéto afin de le neutraliser dans un cône de force.
Enfin pour lancer sans doute les futures aventures de la série, les FF affrontent une sorte de créature d’énergie pure qui sème catastrophes sur catastrophes dans le centre ville de New-York.
L’histoire se termine donc par un dilemme intense ou Richards en passe de mettre au point un traitement pour inverser la transformation de la Chose, se doit d’arrêter ses expériences pour aller secourir sa femme aux prises avec la créature …
En conclusion, sans doute pénalisé par le départ de Kirby, « Fantastic four, l’intégrale, 1970 » est en dessous de son prédécesseur au niveau de l’intérêt des intrigues.
Mis à part l’Homme sable, les Terrifics sont une bien piètre équipe de super criminels (le grotesque Piégeur et son canon à colle !) quand aux Penseur fou et son acolyte le Maitre des maléfices, leurs facultés créent des histoires trop stéréotypées pour passionner.
Et pour couronner le tout, on ne croit pas un instant à cette histoire de Maggia capable avec un ou deux gadgets de vaincre la soi disant équipe la plus puissante du monde !
Reste alors pour sauver la mise, la belle saga d’invasion avec le duo contre nature Magnéto et Namor, ce dernier se révélant une nouvelle fois être un ennemi ambigu, capable d’une grande noblesse de sentiments, tandis que Magnéto, habituellement davantage opposé aux X-men, est lui présenté comme un authentique criminel sans foi ni loi.
On notera également quelques tentatives pour épaissir la psychologie des personnages avec les tourments intérieurs d’un jeune homme amoureux déçu, la Torche et ceux plus profonds de la Chose, complexé par son physique de brute de pierre.
C’est assurément ce personnage courageux et hâbleur, sensé représenté l’américain moyen de la rue, qui est le personnage le plus sympathique du trio des quatre, le couple Richards-Storm étant lui beaucoup trop lisse et parfait pour séduire.
Une dernière remarque sur l’arrivée de Romita, dont le style similaire à Kirby (en peut être moins soigné) ne bouleverse pas grand-chose sur le plan graphique.
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