Le flic de Beverly Hills (Martin Brest)
Cinéma populaire avec « Le flic de Beverly Hills » vieux classique des années 80 de Martin Brest.
Sorti en 1984, « Le flic de Beverly Hills » raconte l’histoire d’Alex Foley (Eddy Murphy) jeune policier noir de Detroit, bien connu pour son indiscipline et ses débordements qui font de lui le cauchemar de sa hiérarchie.
Un soir, Foley retrouve un vieil ami Mike (James Russo), qui après un détour par la case prison, revient de Beverly Hills avec une importante somme d’argent en deutschmark.
Tout à l’euphorie de revoir son ami, Foley ne lui pose pas trop de question mais est assommé par deux tueurs à la sortie d’un bar et constate à son réveil que Mike a été assassiné.
Choqué, Foley passe de nouveau outre les recommandations de ses chefs et décide de rentrer seul à Beverly Hills afin de découvrir qui a pu tuer son ami.
L’arrivée de l’inspecteur pauvre à la vieille voiture branlante au sein des maisons clinquantes de ce quartier huppé de Los Angeles ne passe pas inaperçu mais Foley avec un toupet stupéfiant ment pour s’établir dans des hôtels les plus prestigieux.
Il prend ensuite contact avec Jenny Summers (Lisa Eilbacher), amie qu’il partageait avec Mike et qui a semble t il bien réussie comme marchande d’art branché.
Très accueillante, Jenny explique à Alex que comme elle, Mike travaillait pour Maitland (Steven Berkoff), richissime homme d’affaires de Los Angeles.
Sans se démonter, Foley se rend dans les bureaux de Maitland mais est sèchement éconduit par le patron qui envoie ses gorilles l’expédier à travers une vitre.
Comble du comble, Foley est coffré par la police de Beverly Hills qui lui reproche de semer le trouble dans le voisinage.
Il fait ainsi connaissance du lieutenant Bogomil (Ronnie Cox) qui affecte deux hommes, le jeune inspecteur Billy Rosewood (Judge Reinhold) et le sergent John Taggart (John Ashton) pour surveiller chacun de ses déplacements.
Mais Foley est malin et dupe habilement la surveillance des ses anges gardiens, notamment en leur glissant des bananes dans le pot d’échappement, ce qui les ridiculise auprès des leurs collègues.
La ténacité de Foley irrite de plus en plus Maitland et un accrochage a lieu avec son homme de main le froid tueur Zack (Jonatan Banks) lui aussi humilié dans un restaurant huppé.
Avec un culot hallucinant, le policier se fait passer pour un inspecteur des douanes et découvre dans les entrepôts du businessman des indices laissant à penser à des trafics de drogues.
Mais sans preuves tangibles et devant la succession de troubles notamment dans un club de strip tease, Foley a bien du mal à convaincre Bogomil du bien fondé de sa démarche et après l’intervention du chef de la police (Stephen Elliott), est dans l’obligation de quitter la ville.
Foley qui a pourtant gagné la sympathie de Rosewood obtient l’autorisation d’inspecter à nouveau les entrepôts et s’y rend cette fois accompagné de Jenny également gagné à sa cause.
Cette fois le couple découvre bel et bien de la cocaïne mais est accueilli par Maitland et ses hommes.
Sévèrement rossé, Foley est sauvé par l’intervention de Rosewood mais Jenny est capturée par le chef mafieux.
Sentant que son amie est sur le point d’être tuée, Foley n’a d’autres solutions que de débusquer Maitland dans sa villa surprotégée.
Rosewood le suit sans sourciller entrainant malgré lui Taggart qui prévient des renforts massifs.
Les trois hommes sont accueillis par des tirs et une fusillade éclate.
Foley parvient à pénétrer à l’intérieur, tue cette crapule de Zack meurtrier de Mike avant que Maitland soit lui aussi abattu par des tirs croisés de Foley et Bogomil.
Le gang est ensuite désarmé par la police et Bogomil, Rosewood et Taggart couvrent alors Foley devant le chef de la police resté sur une impression furieuse.
Le jeune policier est alors remercié chaleureusement, la police lui payant la note de l’hôtel et Bogomil intervenant pour le couvrir vis-à-vis de se hiérarchie de Detroit.
En conclusion, « Le flic de Beverly Hills » est un classique/vieillerie des années 80 accusant sans grande difficulté ses 30 ans.
Le scénario est avouons malgré son oscar rachitique et tout repose sur le décalage entre les policiers de la ville pauvre et industrielle de Détroit et ceux du quartier chic de Beverly hills ainsi que sur le charme de Eddy Murphy complètement révélé comme une des premières grandes star black populaire des années 80.
L’acteur ne cabotine pas, interprète de manière très juste un jeune homme modeste, débrouillard, sympathique et incroyablement attachant.
On notera également la musique originale de Harold Faltermeyer, avec au milieu de quelques mièvreries pop des 80’s, ce thème de synthétiseurs si emballant intervenant aux moments clés du film.
Mis à part pour les nostalgiques d‘une certaine époque, « Le flic de Beverly Hills » ne peut être considéré comme un grand film mais demeure malgré tout très plaisant en raison du talent de son acteur principal.
Enorme succès commercial, « Le flic de Beverly Hills » donnera lieu à deux suites étalées sur dix ans.
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