Godsmack (Godsmack)

![]()
Les années 90 furent décidément très vivaces en terme de hard rock puissant.
Originaire de Boston, Godsmack émergea en 1998 avec son premier album « Godsmack ».
On retrouve dans ce trio poly instrumentiste au look de durs tatoués, Sully Erna (chant, batterie) , Tony Rombola (guitare), Robbie Merrill (basse) avec en supplément le percussionniste Tommy Murdock.
Avec sa pochette assez provocatrice montrant une freak au look de punk percée, « Godsmack » débute par « Moon baby » qui incarne fort bien la musique des bostoniens composée de mid tempo pesant, de riffs lourds mais surtout d’un chant rauque et puissant, assez proche de celui de James Hetfield de Metallica.
« Moon baby » ne fait pas dans la dentelle mais se montre bigrement efficace.
Certes « Whatever » contient quelques petites pointes de vitesse mais est bien vite rattrapé par sa terrible pesanteur pour un résultat assez gluant.
Le style est inchangé sur « Keep away » et « Time bomb » lassants avec leur coté gros bras virils.
« Bad religion » passe à peine mieux avec ses riffs marteaux piqueurs, son chant rugueux et ses refrains un peu adoucis et « Immune » se montre franchement pénible avec sa linéarité brutale.
Une surprise apparait sur le bel instrumental « Someone in London » sonnant comme du Alice in chains, avant que « Get up, get out » ne pousse encore plus loin la similitude avec l’immense groupe de Seattle avec toutefois plus de rudesse sur les refrains de camionneurs.
Ce regain se fait sentir sur « Now or never » certes toujours lourd mais aux transitions plus réussies.
L’auditeur saoulé de coups peine dans la dernière ligne droite avec « Stress » long, déstructuré et particulièrement répétitif avant d’obtenir un répit inattendu avec « Situation » injectant quelques passages plus planants au milieu de ce tunnel de riffs poids lourds.
L’album se clôt par le meilleur morceau du disque l’inattendu « Voodoo », long titre atmosphérique de plus de neuf minutes sous fond de magie noire, révélant de belles qualités vocales de la part de Erna.
En conclusion, malgré son succès, « Godsmack » ne correspond pas à mes attentes en terme de musique.
Godsmack pratique un hard rock de dur à cuir gras, lourd et épais qui laisse assez peu de place à la finesse ou aux variations.
Le groupe ne se pose pas de question et fonce en ligne droite tel un énorme camion US renversant tout sur son passage.
On pense à Metallica, mais aussi à Pantera avec quelques pincées d’Alice in chains, trop rares à mon gout.
Malgré le timbre de Erna, puissant et chaud comme celui des meilleurs rockers, on ne peut regretter le manque de variété, de dynamique de ce groupe de poids lourds.
Commentaires
Enregistrer un commentaire