Rock in a hard place (Aerosmith)

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Un peu à la manière des Rolling stones, Aerosmith a déjà eu droit à un joli paquet des chroniques en ces colonnes, le groupe bostonien n’en sortant pas toujours à son avantage.
Pourtant je persiste à vouloir explorer sa période ancienne qui me parait la plus intéressante.
Paru en 1982, « Rock in a hard place » a pour lui au premier abord sa pochette simple mais intrigante évoquant les fameux monolithes de Stonehenge.
Ecrit sans le guitariste historique du groupe Joe Perry et Brad Whitford remplacé par Jimmy Crespo et Rick Dufay, « Rock in hard place » débute par une tornade hard rock, « Jailbait » qui fait figure par son rythme frénétique et déjanté, de véritable morceau culte.
Le second morceau, « Lightining strikes » se montre certes plus conventionnel, mais bénéficie d’une son sec, tranchant et de belles attaques de guitares.
Il est toujours question de rock avec « Bitch’s brew », mais beaucoup moins dense et structuré.
Avec un titre aussi fou que « Bolivian ragamuffin » inutile de s’attendre à autre chose qu’à un délire sonore certes sympathique mais complètement bordélique.
Changement radical d’ambiance avec la reprise blues écorchée de « Cry me a river » de Arthur Hamilton puis la ballade bizarre et torturée « Joannie’s butterfly » introduite par le court « Prelude to Joannie ».
Assez curieusement, les morceaux suivants « Rock in a hard place » et « Jig is up » sonnent de manière heurtée, datée et ne laissent pas de fortes impressions.
Pour clore le disque, Aerosmith nous sort harmonica et piano sur « Push comes to shove » rendu insupportable par le chant particulièrement irritant de Steve Tyler.
En conclusion, « Rock in a hard place » est un album fortement inégal, qui hormis quelques étincelles éparses, se montre beaucoup trop déstructuré pour séduire.
Même si Aerosmith se montre ici capable de délivrer quelques fusées hard rock et autant de ballades duveteuses, le corps de « Rock in a hard place » reste composé de titres assez peu digestes, desservis par le chant toujours très forcé et parfois pénible de Tyler.
Malgré quelques bons moments, le résultat se montre donc au final décevant et laisse un fort gout d’inachevé.
Il semblerait, que quelque soit l’époque considérée, les stars de Boston me laissent perpétuellement sur ma faim.
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