The monkey puzzle (UFO)
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Nous restons dans le domaine de la musique mais dans un tout autre genre avec UFO légende du hard rock des années 70 dont je dois avouer n’avoir jamais écouté un seul album.
Au début des années 2000, les vétérans britanniques sortent de leur relative hibernation et reprennent une cadence de production artistique étonnante.
Avec le chanteur d’origine Phil Mogg mais avec le guitariste Vinnie Moore en remplacement du génial guitariste allemand Michael Schenker grandement responsable de l’âge dorée du groupe, UFO remplace également le batteur star John Bonham par Andy Parker et sort en 2006 « The monkey puzzle » à la pochette arty atrocement ringarde.
On débute avec « Hard being me » au feeling hard blues classique mais néanmoins suffisamment efficace pour faire taper du pied.
Le son de la guitare s’épaissit sur « Heavenly body » pour proposer un titre massif et menaçant contrastant avec un « Some other guy » étrangement amorphe.
UFO ralentit encore la cadence sur la ballade « Who’s fooling who » habillée comme toujours d’étincelantes parties de guitare de Moore.
Malgré un riff sympathique, « Black and blue » sonne comme du Robert Plant version carrière solo (et donc assagi) et il ne faut guère plus compter sur le plat et mollasson « Drink too much » pour espérer redynamiser l’ensemble.
Les anglais se font bluesmen sur « World cruise » puis versent dans le rythm’n’ blues avec « Down by the river ».
Une semi ballade ennuyeuse « Good bye you » plus tard, on arrive en soupirant jusqu’à la fin du disque composée de « Rolling man » un poil plus alerte et de « Kingston town » dotée d’une atmosphère plus émouvante.
En conclusion, avec « The monkey puzzle » UFO fait son âge, plus de 35 ans de musique et me fait penser aux productions récentes de Deep purple, Van Halen, Robert Plant voir Iron-maiden, disque de vétérans bien fatigués recroquevillés sur eux-mêmes et déroulant des chansons sans âme au kilomètre.
Bien sur, on a affaire ici à de grands musiciens, la voix blues-rock de Mog reste agréable et Moore gratifie quasiment chaque titre de solo de grande classe, mais tout ceci contient un fort gout de recyclage, avec un groupe connaissant toutes les ficelles et ne prenant aucun risque.
Donc « The monkey puzzle » comblera certainement tous les vieux fans de UFO qui aveuglés par leur nostalgie, seront ravis de gouter à un nouveau disque (sans surprise) de leurs idoles, mais laissera de marbre les curieux comme moi qui préféreront s’orienter plus naturellement vers les disques phares des années 70.
Classic rock certes, mais peut être trop !
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