Perpetual flame (Yngwie Malmsteen)
En 2008, remercié une nouvelle fois d'un groupe de hevy metal par le retour du chanteur originel, Tim Owens qui passe de Judas priest à Iced earth non sans avoir démérité, ne reste pas longtemps au chômage et se voit proposer de rejoindre le groupe d'Yngwie Malmsteen, guitariste suédois faisant office de légende dans le monde du heavy metal.
Produit par Roy Z, le producteur « star » du heavy des années 2000, « Perpetual flame » et sa pochette un brin mégalo, débute par « Death dealer » un titre rapide et épique plutot réussi sur lequel la voix aiguë, puissante agressive du chanteur se marie harmonieusement avec le style flamboyant néo-classique du guitar-héros.
On reste dans la même veine avec « Damnation game » peut être encore plus percutant car compact et sans fioriture dans une veine heavy épurée.
Malheureusement, les choses se gâtent avec « Live to fight (Another day) » mid tempo pompeux, lourd et maladroit dont les six minutes passent difficilement, puis « Red devil » aux refrains faciles agaçants car presque « pop ».
On s'ennuie également sur « Four horsemen (of the Apocalypse) » particulièrement plat sur lequel les musiciens s'acquittent de manière besogneuse et sans âme de leur tache.
Même avec les effets de claviers de Derek Shernian qui apportent un peu d'air frais, « Priest of the unholy » tourne à vide et si « Be careful what you wish for » décolle un peu plus mais franchement à part pour les fans de guitares, quel intérêt la stérile démonstration technique des instrumentaux « Caprici di Diablo » et « Lament » ?
Sur « Magic city » le chant de Ripper paraît presque inexistant ou en tout cas très peu mis en avant par rapport aux prouesses de Malmsteen et on peut considérer le symphonique « Eleven hour » comme l'une des rares réussites de l'association afin de se faire achever par « Heavy heart »
En
conclusion, malgré le prestige de l'association Owens-Malmsteen, il est difficile au-delà du petit « buzz » de considérer « Perpetual flame » comme un grand album.
Certes la première partie plus accessible car typiquement heavy metal tente de faire illusion, mais passé les deux premiers titres, le charme s'estompe vite et on a même l'impression d'assister à une opération de remplissage opéré par le Suédois au détriment de l'Américain quasiment inexistant mis à part sur « Eleven hour » seul titre notable à sauver (?)
Sans réellement convaincre, les deux hommes s'apprécieront néanmoins suffisamment pour partir en tournée ensemble et collaborer pendant plus de trois ans.
Seuls les fans purs et durs de Malmsteen gouteront pour moi l'exercice (et encore ?) !
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