Sumbariner contre les dieux (Bill Everett, Steve Gerber, Roy Thomas, Don Heck, Howard Chaykin, Alan Weiss)
Toujours dans la collection Artima, sort en 1979 « Submariner contre les dieux » dont l'histoire principale a été écrite par Bill Everett et Roy Thomas.
Ici, Namor porte secours à ce qu'il pense être une jeune femme en difficulté sur un rocher perdu dans l'océan avant de comprendre qu'il s'agit de la déesse romaine Vénus en personne pourchassé par Arès.
En jeu, le désir de pacification du monde qui va à l'encontre de celui du dieu de la guerre.
Vénus tente de se faire passer pour Vicky Starr une professeure d'université engagée dans les mouvements pacifistes qui a enrôlé Nita la cousine de Submariner étudiante mais elle finit par révéler sa véritable identité à Submariner pour lui demander son aide.
Pensant œuvrer pour une bonne cause, Submariner affronte donc Arès dans son élément sous la mer et parvient avec l'aide de Vénus à le mettre en échec le forçant à interrompre le conflit entre deux nations et rentrer chez lui.
Finalement Submariner ramène Vicky disparue à Nita qui ne se doute de rien...
Ensuite entrent en piste les Défenseurs sur un texte de Steve Gerber et des dessins de Don Heck.
Après l'attentat contre le milliardaire Kyle Richmond alias Nighthawk, ami de Pourpoint jaune et de Docteur Strange, les Défenseurs se mobilisent pour soutenir le malade, son amie mannequin Trish Starr et identifier l'auteur.
Pourpoint jaune retrouve Tete d'Oeuf, le scientifique et génie du mal, onlce de Starr qui voulait se venger, mais le lien entre le scientifique et l'Escadron sinistre change l'ordre des priorités.
Mais doté d'une arme extra-terrestre, le Docteur Spectrum les surprend et les neutralise tous, forçant Hulk à redevenir Banner tandis que Whizzer surprend le Docteur Strange par une attaque éclair.
Pourpoint jaune parvient à secourir ses amis qui prennent une éclatante revanche, Hulk brisant par une onde sonore l'arme de Spectrum en mettant du même coup Hyperion inconscient.
Mais Trish amputée du bras décide à la sortie de l'hôpital de quitter un Kyle dévasté.
En guise de bonus, après une curieuse histoire sur les origines de la fondation d'Atlantis, Submariner sous la plume de Mike Frierich et des dessins d'Alan Weiss affronte des mutants marins avant de s'apercevoir que son propre peuple n'est pas plus tolérant avec la différence.
En conclusion, « Submariner contre les dieux » mérite comme la plupart des récits publiés sous Artima une meilleure considération.
Certes, le style d'Everett n'est pas le plus élégant et le coté « tempête permanente » obscurcit négativement une histoire plutôt originale et dans l'ère de l'époque : les mouvements pacifistes des universités américaines dans les années 70.
On pense très fort à la Guerre du Viêtnam et l'idée de faire se confronter Submariner au dieu de la guerre Arès dans ce contexte est plutôt bien trouvée.
Heck n'es pas non plus le plus talentueux des dessinateurs et son style ne met pas particulièrement en valeur les Défenseurs. Pour le reste leur histoire tient bien la route avec un violent attentat, une amputation, une histoire d'amour brisée et un combat certes un peu « cliché » contre l'Escadron Sinistre mis en déroute par un coup du sort.
Par contre, les Défenseurs ne donnent toujours pas l'impression d'être une véritable équipe, la sauce ne prend pas entre un Pourpoint jaune leader scientifique à la Stark, un Hulk trop indépendant, un Docteur Strange sous exploité et une Valkyrie « sois belle et tais-toi ».
Les bonus consacré à Sumbariner sont sympathiques notamment pour le joli trait de plume de Weiss et ses mutantes aquatiques sexy.
En résumé, du bon « vintage comics » à redécouvrir avec plaisir !
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