Christophe, vivre la nuit, rêver le jour (Christophe)
Paru en 2020, par un étrange hasard quelques mois avant sa mot, « Christophe, vivre la nuit, rêver le jour » est une autobiographie du chanteur emporté à 74 ans par l'une des premières vague du Covid.
Christophe y raconte son enfance à Juvisy, ses origines italiennes du coté de son père, chef d'entreprise dans le chauffage.
Il y décrit un coté rebelle, des petits larcins comme des vols et une passion déjà dévorante pour les voitures de course.
Peu doué pour l'école, Christophe se dit sauvé par la musique et s'initie d'abord au bluesmen noirs américains, puis au rock n' roll avec Elvis Presley et plus modérément le jazz.
Il prend un pseudo hommage à sa grand-mère et se produit localement puis dans les petits bars parisiens.
Le succès planétaire d'« Aline » vient bouleverser le cours de son existence alors qu'il finissait son service militaire et fait de lui une star à vingt ans.
Mais Christophe qui se définit par un expérimentateur de son, ne va cesser sans cesse de se renouveler, travaillant avec Jean-Michel Jarre puis des artistes plus « pointus » comme Alan Vega du groupe Suicide.
Proche d'Alain Bashung, Christophe fréquente aussi beaucoup Darry Cowl.
Il collectionne les voitures de sport, notamment Ferrari/Lamborghini, fréquente les tables de poker, installe une salle de cinéma et un studio de cinéma dans son appartement du Boulevard Montparnasse.
Animal de nuit, Christophe compose jusqu'au petit matin et se « force » à jouer plus tôt lors des concerts.
Il se montre assez froid sur sa famille, son ex femme Véronique et sa fille, justifiant son attitude distante par son coté artiste.
La dernière partie du livre se compose de textes poétiques inédits...
En conclusion, « Christophe, vivre la nuit, rêver le jour » pourrait être considéré comme une autobiographie/hommage à sa vie et sa carrière.
Pourtant, le résultat déçoit, comme si, peu à l'aise, le chanteur s'était frotté à l'exercice à contrecœur.
Le personnage, créatif noctambule obsédé par la technique et le soucis d'une certaine idée de la perfection, est pourtant fascinant, mais malheureusement, le produit littéraire final nous laisse sur notre faim.
Dommage donc pour cet exercice inaboutit, mais on préféra réécouter pour l'éternité réécouter ses classiques « Les mots bleus », « Les paradis perdus » et « Aline » bien sur parmi tant d'autres !

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