Psychedelic jungle (The cramps)

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The cramps est l’incarnation du groupe underground connu d’un petit parterre de spécialistes le considérant comme culte.

Cette formation californienne influencée par les films d'horreurs et l’excentricité du glam/punk, commence à sortir des albums de rock garage à la fin des années 70 tel ce « Psychedelic jungle » sorti en 1981.

Ici le guitariste Kid Congo Powers remplace Bryan Gregory membre original, aux cotés de la charnière centrale Lux Interior (chant/guitare), Poison Ivy (guitare/basse) et Nick Knox (batterie).

Avec sa pochette bien sage, « Psychdelic jungle » commence en douceur avec « Greenfuz » morceau calme rendu suffisamment accrocheur par la voix de chaude et rock de Interior.

On sent immédiatement l’influence du rock n’ roll des années 50-60 avec « Goo goo muck » et surtout le très groovant « Rockin bones » qui avec leurs tonalité surf music sonnent de manière très relaxantes.

Un poil plus d’intensité sur « Voodoo idol » avant le retour des rythmes lents et vénéneux sur « Primitive » qui permet d’admirer la pureté du son de guitare du groupe.

The cramps déroule sur « Caveman » lent et pesant comme une marche de zombie et provoque une courte accélération rockabilly sur « The crusher ».

Les titres s’enchainent, courts, atmosphériques et étranges « Don’t eat stuff on the sidewalk », « Can’t find my mind » rampant péniblement sur le sol, « Jungle hop » et son coté animal.

Le ton s’adoucit sur « Natives and restless », « Under the wires » particulièrement mous et monotones et on arrive enfin à la fin du disque avec « Beautiful gardens » beaucoup plus soutenu et un « Green door » beaucoup plus apaisé.

En conclusion, pour une première expérience « Psychdelic jungle » déçoit fortement en se montrant bien loin de la folie et de l’extravagance annoncées d’un groupe prompt à se travestir.

The cramps bénéficient certes d’un excellent son de guitare beau et dépouillé, d’un chanteur au timbre rock n’ roll vintage plaisant, mais les compositions trop sages et timorées, qui finissent par lasser sur la longueur.

Je ne me trouve pas emballé par ce rock vintage minimaliste manquant pour moi par trop d’envergure.

Peut être « Psychdelic jungle » n’est il pas l’album le plus teigneux et représentatif de la musique des cramps ?

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