Vengeur, n°17 (Jim Shooter, Dave Wenzel, Stan Lee, Jack Kirby)
Nous restons dans les années 80 avec la minisérie « Vengeur, n°17 » publiée pendant trois courtes années chez Arédit second diffuseur des comics Marvel/DC comics aux cotés de Lug avant sa liquidation en 1987.
Paru en 1987, « Vengeur, n°17 » commence par un coup de maitre signé Jim Shooter (scénario), Dave Wenzel (dessins) avec le récit de la saga de Michael Korvac, homme doté de pouvoirs incommensurables dérobés à Galactus, faisant de lui une menace pour l’univers que les Vengeurs renforcés des Gardiens de la galaxie tentent d’arrêter sur Terre avant qu’il ne menace sérieusement les divinités du cosmos : Asgardiens, Olympiens, Méphisto, le Gardien ou Eternité elle-même.
Nanti de pouvoirs cosmiques le rendant invincible, Korvac tue un à un les adversaires qui se risquent à l’affronter et malgré leur courage les Vengeurs et leurs alliés tombent comme des mouches dans une maison cossue de Greenwich village.
La Vision, Iron-man, Wonder-man, ou même Hercule et Thor ne font que le distraire et l’attaque par Pourpoint jaune de sa compagne Carina, provoque en lui une rage meurtrière qui se traduit par la mort de l’attaquant, de Captain/Miss Marvel ou même la Panthère noire pourtant respectée par le tyran cosmique.
Captain america et Wonder man profitent d’un relâchement de sa part pour le blesser, et Korvac finit par succomber sous les attaques furieuse et conjuguées de Ikaris, Vision, Iron-man et Thor.
C’est ensuite au tour de Carina de déchainer un pouvoir cosmique d’une puissance analogue pour venger son compagnon.
Carina détruit les derniers héros encore vivants (Iron-man, Vision, Ikaris) avant de périr sous le marteau de Thor.
En réalité, Thor a frappé contre son gré, obéissant en cela aux désirs du couple de périr devant le prix à payer pour cette conquête démesurée.
Aidé par la télépathe Dragon-lune qui lui livre les clés de cette énigme, Thor changé en son alter égo Blake, emploie ses talents pour guérir les corps de ses compagnons jonchant le sol de la maison dévastée.
De manière aléatoire, on bascule sur un vieil épisode poussiéreux de Vengeurs du duo Stan Lee (scénario)/Jack Kirby (dessins) dans lequel Thor, Hulk, la Guêpe, l’Homme Fourmi et un Iron-man en grossière armure jaune, sont manipulés par les tours de transformistes de l’extra terrestre appelé le Fantôme, qui endosse tour à tour leur apparence et une partie de leurs pouvoirs pour les monter les uns contre les autres avant d’être réexpédié dans l’espace, après avoir commis l’erreur de vouloir copier un Thor protégé par ses pouvoirs divins.
Plus intéressant est le combat entre Thor et son vieil ennemi l’Homme absorbant, qui en après avoir tenu en échec le dieu de la foudre par ses capacités phénoménales d’absorption de son environnement, est finalement vaincu lorsque la magie du marteau du dieu le transforme en éther pur pour le faire dériver dans l’espace.
En guise d’étrange bonus, Ka-zar perdu dans un monde extra terrestre du niveau de l’antiquité, lutte aux coté d’un gnome dans une arène avant de trouver une porte de sortie à sa captivité.
En conclusion, « Vengeur, n°17 », se révèle malgré son petit format et son absence totale de couleurs et la désorganisation totale des histoires le composant, un véritable condensé de merveilles permettant au lecteur de tomber sur la partie la plus excitante de la saga de Korvacs, avec un affrontement apocalyptique entre un demi dieu cosmiques et des Vengeurs déterminés au sacrifice.
Derrière cette aventure éblouissante, on appréciera le match Thor-Homme absorbant et sa fin astucieuse, tout comme à un degré moindre l’exotique aventure de gladiateur de Ka-zar.
Injustement méconnu, « Vengeur, n°17 » en version Arédit a au final de bon ingrédients pour devenir une production culte.
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