Daredevil, version intégrale, tome trois (Ann Nocenti, John Romita Jr)

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Voici dans la même année 1990, « Daredevil, version intégrale, tome trois » de Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).
La disparition de Daredevil crée un profond déséquilibre dans le rapport de force entre crime et justice à New-York.
Le Caïd en profite, étendant ses activités de manière plus profonde encore sans la présence de son principal adversaire.
Outre la grève persistante des éboueurs qui transforme la ville en cloaque puant, l’insécurité gagne tous les secteurs de la ville, notamment le métro réputé particulièrement dangereux durant cette époque de l’année.
Karen, Eightball, la Veuve noire et Johnny Storm alias la Torche humaine n’accepte pas la disparition de leur ami et mettent tout en œuvre pour le rechercher, même si les techniques de la Torche peu familier du monde des bas fonds ne donnent pas de grands résultats.
Mais le Caïd, furieux que Tyhpoid ait tué Daredevil au lieu de le briser fait part de son mécontentement à son employée qui se rebiffe comme une chatte sauvage.
Le rapport de force semble se stabiliser après une féroce empoignade, avant que la personnalité de Mary ne ressurgisse avec tout un flot de remords concernant le sort réservé à Daredevil.
Mais le principal absent n’est pas actuellement mort, et reçoit le soutien actif de son maitre Stick, qui lui prodigue conseils et encouragements pour simplement survivre.
Après un profond dialogue intérieur et combattant de fortes velléités de renoncement à vivre, Daredevil échappe à la mort symbolisée par un monstre techno-organique enserrant sa gorge, mais est cueilli sans défense par Tyhpoid, qui s’approche de lui en maniant dangereusement un sabre.
Dans un semi brouillard comateux, Daredevil comprend donc son erreur fatale et le fait que Mary et Typhoid ne font qu’une seule et même personne.
En conclusion, tout reste magnifique dans ce « Daredevil, version intégrale, tome trois » ou les amis du héros entament une période ressemblant fort à un deuil en constatant le vide laissé par son absence, vide qui entraine une prolifération incontrôlée du crime à New-York, ville réputée très dangereuse ne l’oublions pas à l’époque.
En homme brisé, titubant sur le fragile frontière entre vie et mort, Daredevil est sublime, et sa lutte intérieure entre désir de renoncement et instinct de survie, constitue un des moments les plus intenses des comics books.
Le lecteur sort une nouvelle fois abasourdi et ému de cette tragédie de comic book.
Saluons le génie du duo Nocenti/Romita …
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