Hulk, tome 12 (Bill Mantlo, Sal Buscema, Bruce Jones, Ron Frenz, Mary Jo Duffy, Kerry Gammill)
![]()
Les comics des années 80 se suivent dans un foisonnement total et voici à présent « Hulk tome 12 » du distributeur Aredit Flash qui diffusaient aussi bien les productions Marvel que DC.
Nous sommes ici dans une aventure sortie en 1980 mais diffusée en 1985 en France, avec le duo imparable Bill Mantlo (scénario) et Sal Buscema (dessins).
Après avoir combattu Captain Marvel, autre héros star des années 80 à la fin malheureusement tragique, puis gagné sa compréhension, Hulk est renvoyé dans le micro-monde K’ai, pour enterrer la belle princesse Jarella qu’il a aimé passionnément.
Hulk découvre un monde dévasté, désertique, en pleine régression et livré à des bêtes sauvages.
Les sages du village lui expliquent que son dernier départ de K’ai a provoqué un tremblement de terre cataclysmique qui est à l’origine de la situation actuelle.
Mais Hulk continue d’être considéré comme le seul sauveur capable peut être de redresser une situation catastrophique.
Sur terre, Marvel tient tête au colonel Glenn Bolt, qui a pris le relais du général Ross tombé en dépression à la suite de ses échecs pour capturer le géant vert.
Lorsqu’il découvre une zone apparemment fertile, Hulk n’écoute pas les mises en garde de la population et décide d’aller y enterrer sa belle avant de permettre l’installation de son peuple.
En pénétrant dans la zone, Hulk est attaqué par la faune et la flore, capturé par des lianes puissantes et rencontre le propriétaire des lieux, le doyen de l’univers appelé le Jardinier, qui lui explique qu’après avoir récupéré le joyau de l’âme d’Adam Warlock, il a décidé de créer son propre jardin d’Eden sur K’ai en interdisant sous peine de mort toute interférence.
Le Jardinier emporte la dépouille de Jarella pour l’enterrer, se détourne de Hulk et lance ses animaux sur le peuple de Jarella, mais Hulk redevenu Banner échappe aux lianes, avant de se retransformer en Hulk sous l’effet du stress.
Le second combat contre le Jardinier est épique, mais cette fois Hulk lutte pour sauver ce qu’il estime être son peuple et parvient à terrasser physiquement le puissant doyen après avoir vaincu moustiques, singes, tigres et dragon géants.
Ivre de rage, il jette le joyau au centre de la planète ce qui a pour effet de la fertiliser.
Devant l’émotion de Hulk au moment d’enterrer Jarella, le Jardinier comprend son erreur, fait amende honorable, entreprend de vivre en paix avec le peuple de Jarella puis ré-envoie Hulk dans le monde réel.
En seconde partie de ce succulent épisode, Bruce Jones (scénario) et Ron Frenz (dessins) prennent le relais des aventures de Ka-zar, sorte de Tarzan de série B crée par Marvel.
Ici, l’action stagne en raison d’une grave blessure occasionnée par une chute en luttant contre Kraven, aussi Spider-man consacre l’essentiel de son temps à réconforter la belle Shanna qui lui raconte en détail l’étendue de sa relation intime avec le tarzan de la Terre sauvage.
Après quelques pages assez érotiques autour des courbes parfaite de la Shanna, l’épisode se solde par la terrible nouvelle de la mort de Ka-zar.
On termine sur une note plus excitante, Mary Jo Duffy (scénario) et Kerry Gammill (dessins) mettent en scène Power man et Iron fist, qui volent au secours de leurs amies détectives Collen Wing et Misty Night, qui cherchant à récupérer un Tigre de jade dérobé par des voleurs, tombent sur plus forts qu’elles en la personne de Dents de sabre et Constrictor recrutés par les voleurs pour défendre leur bien.
Grièvement blessée aux cotes par les griffes de Dents de sabre, la sexy Misty est obligée de laisser Collen enfermée dans la salle du coffre, mais parvient à se trainer jusqu’à Time square pour demander de l’aide à leurs amis.
Iron-fist s’infiltre en utilisant sa maitrise des arts martiaux mais tombe sur le redoutable Dents de sabre qui l’attaque avec toute la férocité dont il est capable.
L’approche de Power man est plus directe mais son invulnérabilité partielle lui permet de triompher des gardes avant de se heurter à Constrictor et à ses tentacules d’adamantium à haute tension.
Power man est mis sur le reculoir par les terribles décharges électriques de Constrictor mais finit par triompher au courage en surmontant sa douleur pour empoigner les tentacules et expédier son adversaires sur un jet d’eau afin de le court circuiter.
De son coté, Iron-fist déchiré par les griffes de son bestial adversaire, finit par l’assommer dans la pénombre en simulant un KO.
Colleen est libérée de sa prison et le quatuor finit par sortir de ce piège en jubilant à l’idée de se partager les primes pour avoir retrouvé toutes les œuvres d’art dérobées.
En conclusion, « Hulk tome 12 » est le reflet parfait de la qualité des productions Marvel de l’époque.
L’aventure consacrée à Hulk est superbe, emplie de noblesse avec l’affrontement d’un demi dieu cosmique pour la noble cause de défendre un peuple en qui il possède une dette mais également de se séparer d’une des rares femmes qui ait pu aimer le monstre de jade.
On passera rapidement sur les aventures de Ka-zar, héros n’ayant pas assez de potentiel pour justifier une série consacrée à lui-seul, même si en toute objectivité la beauté érotique des quelques planches de Shanna enlaçant Ka-zar dans un eden naturel m’avait dans ma jeunesse émoustillé.
Impossible également de ne pas craquer pour les aventures de Power man et Iron fist merveilleux duo de super héros « humains » urbains incroyablement complémentaires et attachants.
Le graphisme superbe de Gammill le place au niveau des meilleurs dessinateurs de comics à l’égal d’un John Byrne, avec des personnages puissants, beaux et colorés.
Leurs adversaires de haute volée sont certes là pour les mettre en valeur, mais les personnages secondaires de Misty sexy rousse experte en arts martiaux et Colleen la black afro au bras robotisé, complètent à ravir ce superbe univers.
Une seule envie donc après ce « Hulk tome 12 » succulent, lire les autres !!
Commentaires
Enregistrer un commentaire