Strange N°186 (John Byrne, Roger Stern, John Romita Jr, Denny O'Neil, Klaus Johnson)

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Nous basculons en 1985 avec « Strange n°186 » toujours chez Lug éditeur français des productions Marvel.
En perte de souffle, Iron-man a laissé la place à la Division alpha de John Byrne.
Alors que Véga tente d’aider sa sœur jumelle Aurora en proie à un dédoublement de personnalité en l’amenant sans succès consulter un psychiatre, les jumeaux rencontrent un ami de Véga, Raymond Belmonde un restaurateur de Montréal en proie au racket d’un étrange gangster nommé Saint Yves.
L’homme réputé entre une terreur de la ville expédie ses hommes de mains dans le restaurant pour faire pression sur Belmonde.
Désireux de ne pas révéler ses pouvoirs, Véga hésite et cette hésitation est fatale à Belmonde tué par Saint Yves par simple contact facial tandis que ses hommes enlèvent la pauvre Aurora.
On termine cet épisode par le récit de la naissance d’Harfang, accouchée par la magie de Shaman d’après les indications des déesses du grand Nord.
Roger Stern (scénario) et John Romita Jr (dessins) livrent ensuite une des plus épiques aventures de Spider-man, qui doit lutter contre le Fléau, chargé par son associé Tom Cassidy de récupérer la voyante infirme Madame Webb.
Spider-man déploie des trésors de courage et d’inventivité pour tenter d’arrêter un adversaire du calibre de Hulk, absolument inarrétable physiquement.
Il ne peut empêcher le Fléau d’arracher Madame Webb à son fauteuil de survie avant que celui-ci ne réalise que la vieille femme mourante ne lui est d’aucune utilité.
Quand Spider-man réalise que Madame Webb est dans un état critique, il décide de le faire payer au Fléau et met tout en œuvre pour le stopper, le summum de ses tentatives consistant à faire exploser un camion citerne sur lui, ce qui n’est hélas pas suffisant.
Le dénouement intervient pourtant de manière astucieuse avec la capture du Fléau dans du ciment frais, matière suffisamment visqueuse pour qu’il s’y enfonce et disparaisse … momentanément.
Dans la dernière partie, Denny O’Neil (scénario) et Klaus Janson (dessins) mène en scène une curieuse aventure ou Daredevil, protège un vieux mafieux repenti pourchassé par une communauté amish, avant que celui-ci n’accepte finalement de faire face à son destin.
En conclusion, « Strange n°186 » est d’un niveau plus modeste que ses prédécesseurs.
Le style de Byrne est toujours un régal visuel mais l’aventure de la Division alpha est trop peu développée pour donner encore toute sa mesure.
Avec un Daredevil en net retrait par rapport à l’ère Miller, toute repose une fois n’est pas coutume sur Spider-man engagé dans une lutte héroïque contre l’un de mes personnages préférés de Marvel, le terrible Fléau, invincible force tellurique parfaitement mise en valeur dans cet épisode hors normes dans lequel le Tisseur trouve une porte de sortie habile ne lésant au final personne.
En 1985, Strange demeure donc encore (pour l’instant) digne d’intérêt, mais en attente d’une nouvelle grande saga capable de le tirer telle une locomotive.
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