Radio-activity (Kraftwerk)

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La présence de la musique électronique dans ces colonnes va surement en surprendre plus d’un mais le groupe allemand Kraftwerk est un phénomène intéressant ayant une influence majeure sur le rock et peu de gens le savent sur les premiers rap, ce dernier fait de l’influence d’allemands de Düsseldorf sur une musiquedite urbaine et noire, demeurant pour moi assez savoureux.
Sorti en 1975, « Radio-activity » est déjà le cinquième album des allemands et ne dépareille pas dans la collection avec sa pochette austère.
L’introduction « Geiger counter » et son ambiance d’instrument bizarre plonge immédiatement dans l’ambiance du disque et lance le superbe « Radioactivity », son riff de synthétiseur assez génial, ses percussions industrielles sèches et la voix déshumanisée par la technologie de Florian Schneider.
Après un voyage hypnotique de plus de six minutes, l’auditeur plonge ensuite dans le lente léthargie de « Radioland », son atmosphère tristounette et son chant en allemand semblant venir d’une autre planète oubliée.
Lui succédant, l‘ovni « Airwaves » se montre un peu plus vivant avec une véritable mélodie électronique certes un peu irritante.
On enchaine ensuite trois titres courts expérimentaux « Intermission », « News » et l’hilarant « The voice of energy » avec sa voix de robot détraqué pour déboucher sur un nouveau titre plus dévéloppé « Antenna » qui fait toute de même son effet en raison de ses puissantes rafales énergétiques.
Difficile en revanche de supporter le bruit d’alarme permanent de « Radio stars » enchainé de « Uranium » qui ressemble à un poignant message d’un extra terrestre agonisant.
La fin du disque se matérialise avec « Transistor » sans relief particulier et « Ohm sweet ohm » qui malgré son jeu de mot fracassant fait plus office de bande son de jeux vidéo que de réel titre marquant.
En conclusion, on comprend mieux à son écoute que « Radio-activity » fut en son époque un grand succès artistique et commercial car même sans être un amateur de musique électronique, il parait difficile quarante après d’échapper longtemps à son atmosphère technologique empruntant autant à la science fiction qu’à l’industrie.
La musique proposée se démarque par son coté novateur, expérimental mais aussi par un grand travail sur les mélodies, à l’instar du tube « Radioactivity ».
Déroutant donc pour les amateurs de rock électrique, mais parfaitement respectable et homogène dans sa démarche artistique.
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