Ma femme s'appelle reviens (Patrice Leconte)

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Replongeons nous à présent dans le cinéma populaire français des années 80 avec « Ma femme s’appelle reviens » de Patrice Leconte.
Sorti en 1982 après les deux immenses succès des « Bronzés » et la sympathique comédie « Viens chez moi j’habite chez une copine » , « Ma femme s’appelle reviens » raconte l’histoire d’un médecin urgentiste parisien Bernard Fizet (Michel Blanc) récemment quitté par sa femme qui traverse une très mauvaise passe affective.
En pleine reconstruction, Bernard petit, malingre et peu sur de lui, essuie échecs sur échecs dans ses pathétiques tentatives d’approches de la gente féminine.
Lors de son arrivée dans une résidence pour célibataires, il croise sa voisine photographe Nadine Foulon (Anémone) , dans une situation sentimentale également compliquée avec Terry (Christophe Malavoy) un amant musicien volage.
Le film raconte le rapprochement entre ses deux êtres solitaires et déprimés qui peu à peu vont apprendre à s’aimer malgré leurs doutes et leurs peurs.
Avec un scénario aussi mince et des personnages secondaires proprement inexistants, le film a bien du mal à passionner.
Plus étonnant, l’humour habituel des deux comédiens, avec des répliques incisives tirées au cordeau, tombe la plupart du temps complètement à plat, avec un Michel Blanc assez peu amusant dans son éternel rôle de looser passablement usé depuis quatre années dans ce registre.
Anémone elle aussi dans son personnage de grande fille nigaude, fragile et sympathique s’en sort mieux, mais le résultat est assez peu emballant et l’émotion sensée représenter ces deux perdants de la vie ne nous atteint pas franchement.
Sans la pléiade d’acteurs des « Bronzés » ou sans même un second rôle solide, Leconte se plante avec un film facile, paresseux et sentant passablement le réchauffé.
On peut donc pour moi oublier ce film médiocre dans les tréfonds des vidéothèques.
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