Nova n°157 (John Harkness, Rich Buckler, John Byrne, Jerry Conway, Sal Buscema, Jim Starlin, Ron Lim)

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Nouveau saut dans le temps avec « Nova n°157 ».


Paru en 1991, « Nova n°157 » continue à donner la part belle aux Fantastiques pris en main par John Harkness (scénario) et Rich Buckler (dessins).

Dans ce numéro assez confus, des copies des vrais Fantastiques crée par le gardien Aron avec une Chose encore plus difforme et une Miss Marvel elle aussi revêtue de pierre prennent la place des vrais et impose une taxe payante pour leurs service ce qui provoque la colère des Vengeurs (Thor, Captain america, Hercule, Docteur Strange) , venus sur place leur réclamer des comptes.

Téléportés au Canada en plein combat, les Fantastiques un brin déboussolés retrouvent leurs doubles aux prises avec leurs ennemis les Terrifics (le Sorcier, Klaw, Titania)

Une lutte entre vrais et faux Fantastiques avec les Terrifics au milieu s’engage alors, le tout se montrant particulièrement difficile à suivre.

Les clones sont finalement terrassés et les Terrifics prennent la fuite, sous les yeux amusés de Aron qui reconnait avoir joué avec les FF avant de s’éclipser avec une totale insouciance !

Place ensuite au génial John Byrne qui tente de lancer la sculpturale Miss Hulk dans un épisode disons le franchement à dormir debout ou la belle se trouve catapultée dans l’espace par une fusée spatiale et prise en charge par le ridicule Razorback travaillant avec un dénomé Poppa le gérant d’une station spatiale chargée d’accueillir des routiers de l’espace.

Alors que Poppa attend des nouvelles de son associé Ulysse, son camion spatial percute violemment la station, laissant apparaitre de sa carcasse un monstre poilu géant appelé Xemnu.

Gerry Conway (scénario) et Sal Buscema (dessins) offrent une plaisante récréation à Spider-man, aux prises avec un ennemi difficile à prendre au sérieux, le ridicule Piégeur et ses pistolets lanceurs de colle ultra résistante.

En réalité le Piégeur entre dans un plan de plus grande envergure destiné à inverser les ennemis de plusieurs super criminels (Fatalis, Magneto, le Caid, le Sorcier) afin de les surprendre et de les vaincre.

Ivre de reconnaissance, le Piégeur ennemi de Daredevil, clame un peu trop tôt avoir tué Spider-man pris par sa nouvelle colle à prise ultra rapide, mais est totalement pris de court lorsque Spidey qui a hérité de pouvoirs supplémentaires (projection d’énergie, animation de sa toile)  après un choc électrique le bat aisément.

On termine avec le must, le Surfer d’argent, mon super héros préféré, toujours coaché par les géniaux Jim Starlin (scénario) et Ron Lim (dessins), avec cette fois un superbe face à face avec Thanos, revenu une nouvelle fois d’entre les morts, qui tente de lui exposer sa philosophie justifiant la destruction de la moitié de l’univers pour équilibrer le ratio entre espèces vivantes et mortes, avec une logique fondée sur la nécessité d’alimenter le cycle de créations et destruction confondante de justesse.

Le Surfer se rebiffe contre des moyens aussi radicaux, mais Thanos le manipule, le faisant voyager sur Terre pour qu’il recueille des bactéries afin d’infecter malgré lui un monde extra terrestre appelé Salaria peuplé de petits êtres inoffensifs.

Pris entre sa volonté d’arrêter Thanos et le dilemme de sauver, le Surfer prend finalement la décision de laisser fuir le titan et répare le mal en injectant un antidote aux survivants de Salaria.

Il ignore que sur un autre monde, Drax le destructeur, ennemi naturel de Thanos est revenu à la vie dans le but d’accomplir sa mission.

En conclusion, le temps passe et « Nova n°157 » s’érode.

Malgré le talent graphique irréprochable de Buckler, les aventures des Fantastiques ne ressemblent à rien et même le génial Byrne, se montre assez peu inspiré avec cette délirante histoire de routiers de l’espace dans laquelle il plonge la sexy et athlétique Miss Hulk.

Spider-man semble lui en dessous de tout face un ennemi ridicule, même si Conway semble ménager une suite plus intéressante.

Il reste le Surfer d’argent pour hausser le niveau, avec face à lui sans doute le pire criminel de l’espace, Thanos, infiniment supérieur aux redoutables Fatalis et autres Méphisto qu’il surclasse en pouvoir et en intelligence.

Compte tenu de mon fort attrait pour le mythique Surfer d’argent qui combine majesté des images avec réflexions philosophiques sur l‘équilibre nécessaire entre vie et mort , « Nova n°157 » reste cependant digne d’intérêt, mais pour combien de temps ?

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