Un de Baumugnes (Jean Giono)

 

Retour vers la littérature française avec « Un de Baumugnes » de Jean Giono.

Paru en 1929 « Un de Baumugnes » est la seconde partie de la trilogie de Pan.

Il se déroule dans le midi de la France et met en scène Amédée un ouvrier agricole qui se lie d'amitié avec Albin, du village de Baumugnes dans les alpes de haute provence.

Un soir après un travail harassant dans les champs, Albin confie à Amédée un secret qui le mine, son amour pour Angèle une femme apperçue chez un commerçant du coin, mais cette histoire prend une tournure plus sordide avec l'intervention de Louis un truand marseillais qui a réussi à la séduire puis l'a emmené à la ville se prostituer.

Les deux hommes se séparent lorsqu'on a plus besoin d'eux et Amédée s'en va trouver du travail ailleurs à la Douloire, la ferme des parents d'Angèle dans l'espoir de la retrouver pour son ami.

Malgré l'hostilité du maitre des lieux, Clarius , qui l'accueille à coups de fusils, est engagée par Philomène , la mère.

Sérieux et travailleur, Amédée se lie d'amitié avec Saturnin un autre ouvrier agricole, propre à plaisanter.

Il gagne la confiance du foyer et finit par trouver des indices troublants laissant à penser qu'Angèle vit bien cachée et cloitrée chez ses parents avec un enfant illégitime appelé Pancrace.

Il demande alors un congé et va prévenir Albin qui échafaude un plan pour la faire partir et l'enmener vivre avec lui à Baumugnes.

L'opération fonctionne mais pris de remords, Albin rebrousse chemin tandis qu'Amédée redoute la réaction de Clarius qu'il a du violenter pour s'enfuir.

Mais l'homme semble apaisé et finalement la Douloire accueille le nouveau couple.

En conclusion, « Un de Baumugnes » est un court roman mais difficile d'accès en raison du parler patois provençal qui le rend peu lisible.

Sans histoire réellement captivante avec un drame juste effleuré, sa seule qualité est pour moi son aspect naturaliste décrivant un monde (paysan), un lieu (la Provence) et une époque (les années 20).

Difficile donc pour moi de rentrer dans l’œuvre de Giono. Peut-être « Regain » ?

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