After earth (Manoj Night Shyamalan)

Science fiction à présent avec « After earth » Manoj Night Shyamalan auteur de grands succès tournant autour du surnaturel.
Sorti en 2013, « After earth » raconte dans un futur proche et après l’exode de la race humaine sur une planète appelée Nova prime après que la Terre ait été abandonnée en raison de son atmosphère devenue invivable, la mission d’entrainement d’un père, le général Raige (Will Smith) avec son fils Kitai (Jaden Smith) fraichement recalé pour faire partie des Rangers.
Durant le vol, le vaisseau est pris dans une tempête gravitationnelle provoquée par un vol d’astéroïdes, et sérieusement endommagé, doit se poser en catastrophe sur une planète jugée impraticable, et qui s’avère être en réalité la Terre, après son abandon 1000 ans auparavant par les hommes.
L’équipage périt durant le crash qui libère de surcroit une mystérieuse créature extra-terrestre appelée Ursa, qui devait être transférée sur une autre planète en raison de sa dangerosité.
Raige survit mais est grièvement blessé à la jambe.
Il choisit d’envoyer son fils Kitai également survivant, chercher une balise distante de 100 kms de la zone d’impact.
Malgré une combinaison en néoprène truffée de technologie qui permet à Raige de suivre et communiquer avec son fils en temps réel depuis le vaisseau, la mission dans une planète devenue hostile et sauvage, est extrêmement périlleuse.
Kitai dans un désir de montrer ses capacités à son père, l’accepte sans sourciller, malgré la peur qui le tenaille.
Il a pour lui quelques heures d’autonomie respiratoire assurée par des masques filtrant l’air et une sorte de sabre à double lame déployable sur simple pression.
Soutenu à distance par son père, Kitai s’élance et se heurte rapidement à une bande de singes extrêmement agressifs qui le prennent en chasse.
Le jeune homme panique, court devant lui, parvenant à leur échapper en se jetant dans une rivière.
Mordu par une sangsue toxique, il vacille, ne parvenant à survivre qu’à grand peine, après s’être injecté l’antidote au venin mortel, sur les conseils de son père.
Affaibli, Kitai se réveille à temps pour ne pas succomber au froid, mais dans un sommeil troublé revoit des scènes de son enfance, avec les conseils avisés de sa mère, Faia (Sophie Okonedo) restée sur Nova dans l’attente de la dernière mission de son mari.
Surmontant son angoisse de père, Raige s’adresse à son fils en militaire, tentant de l’aider à juguler la peur qui lui fait perdre ses moyens.
Tandis que Raige répare sa jambe en s’aidant de la technologie du vaisseau, le jeune homme se ressaisit mais ayant gaspillé ses forces et ses réserves se trouve acculé au pied d’une cascade infranchissable.
Un dialogue tendu s’établit à présent entre père et fils, le premier lui demandant d’abandonner la mission, alors que le second se rebelle, refusant l’échec et se jetant dans le vide.
Kitai utilise les capacités de vol de sa combinaison pour planer dans les airs mais est pris en chasse par un aigle géant qui le capture et l’emmène dans son nid.
Il se réveille à temps pour échapper à une attaque de lion-loups qui tuent la progéniture de l’aigle et profite du combat désespéré du rapace contre les prédateur pour fuir en faisant preuve d’habilité et de sang froid.
Kitai retrouve la seconde partie du vaisseau mais malheureusement la balise perturbée par le rayonnement magnétique est inactive.
Raige qui s’affaiblit graduellement et perd peu à peu ses forces ainsi que sa lucidité, trouve en lui les ressources pour donner suffisamment de courage à son fils pour lui faire gravir les pentes d’un volcan en éruption afin d’émettre depuis un point plus élevé.
Kitai obéit mais tombe sur Ursa, sorte d’araignée géante à la bouche difforme.
Il lui échappe d’extrême justesse, en se réfugiant dans les cavités du volcan et doit à nouveau lutter avec elle en surface en profitant d’une paralysie temporaire.
Faisant preuve d’un courage inouï, Kitai chevauche la bête et la terrasse à l’aide de son sabre.
Il peut alors émettre le fameux signal qui provoque l’arrivée des secours et le sauvetage de son père inconscient et de lui-même.
En conclusion, malgré un scénario prometteur, « After earth » est à l’arrivée en déception.
Le film démarre de manière rapide et efficace, évitant une exposition des personnages trop pesante pour immédiatement plonger le spectateur dans cette quête pour la survie dans une nature hostile et mystérieuse.
Si la relation père-fils avec la quête de ce dernier pour se monter à la hauteur de son estime est plutôt bien vue, on ne comprend pas en effet la référence au « Moby dick » de Melville roman beaucoup plus riche qu’une simple confrontation de l’homme à la nature pour s’accomplir en tant qu’individu.
Mais plus gênant, Shyamalan déçoit dans les scènes d’action et de découverte de la faune/flore de la planète, extrêmement peux imaginatives, avec des créatures assez similaires à ce qui existe actuellement.
L’armement du jeune homme est lui aussi d’une grande pauvreté, avec son sabre faisant plus office de bâton de berger que d’arme réellement capable de terrasser des créatures de grande taille.
Notons tout de même une prestation honnête et sobre de Will Smith et de son fils-star, qui n’est pour rien dans le semi échec de ce film de science fiction, trop timoré pour justifier d’un intérêt de premier plan.
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