Revolution by night (Blue Oyster Cult)
Suite logique de la triplette des années 80, « Revolution by night » de Blue oyster cult voit le jour en 1983.
Changement mineur mais notable, le clavier Allen Lanier prend cette fois la place de la guitare, Donald Roeser le remplaçant aux claviers.
Pochette sobre mais toujours teintée de mystère et de surnaturel, « Revolution by night » débute par « Take me away » nouveau joyau spatial du répertoire de l’huitre, mélangeant riffs géniaux, refrains scintillants et claviers d’accompagnement judicieusement placés.
L’auditeur, déjà ébloui embraye sans difficulté sur « Eyes on fire » rock mélodique léger et agréable avant de plonger avec « Shooting shark » dans un long morceau duveteux plutôt ennuyeux.
Un peu d’animation surgit avec « Veins » certes plus dynamique mais à qui il manque un léger quelque chose pour pleinement passionner.
Plus original, « Shadow of california » bénéficie d’un son spatial futuriste tandis que l‘hymne « Feel the thunder » emporte tout sur son passage en faisant de nouveau hurler les guitares.
Blue oyster cult gonfle à présent fort ses biceps et se montre particulièrement incisif sur un « Let go » rock ‘n’ roll et festif.
On aborde la fin du disque avec « Dragon lady » titre également vif et soutenu bien que trop linéaire et sans surprise, et la ballade « Lightyears of love » très spatiale mais un tantinet trop mollassonne pour émouvoir.
En conclusion, « The revolution by night » est clairement en dessous des précédentes productions de Blue oyster cult.
Les compositions sont sans doute moins audacieuses, moins puissantes également et le son parait beaucoup plus aseptisé et moins tranchant.
Malgré cela, l’album reste de bonne qualité, Blue oyster cult se montrant capable de toucher juste avec le talent d’efficacité mélodique qu’on lui connait habituellement.
Aussi serait il pour moi mal avisé de juger trop durement « The revolution by night », qui reste agréable, varié et parfois (encore) surprenant.
Sans doute pas le meilleur de l’huitre magique, mais assurément un standard plus haut que 95% de ce que sont capables les autres formations de hard mélodique. Avec ce disque BOC reste donc pour moi quasi intouchable ...
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