Cultosaurus erectus (Blue Oyster Cult)
Place maintenant à un groupe de hard/heavy metal relativement méconnu mais réputé culte, j’ai nommé le sulfureux Blue oyster cult, légende des années 70 qui forgea pour beaucoup le heavy metal moderne.
En 1980, les américains déjà solidement établis sur la scène hard grâce à des productions de belle qualité alignées à un rythme frénétique, sortent « Cultosaurus erectus » à la pochette de science fiction absolument démente.
Du coté de la musique, l’auditeur est immédiatement mis dans le bain avec « Black blade » , exceptionnel morceau spatial sur lequel la voix d’Eric Bloom semblable à une invasion extraterrestre domine des riffs dévoreurs d’espace enveloppés d’une nappe de clavier de Allen Lanier.
A peine remis du choc initial et de l’énorme cratère creusé par l’impact, on bascule sur « Monsters » dont la structure perpétuellement mouvante multipliant les cassures rythmiques déroute tout en impressionnant par sa phénoménale intensité.
On calme le jeu avec le long blues « Divine wind » et la ballade soignée « Deadline » par comparaison plutôt rangés et ennuyeux malgré la puissance inchangée de la voix de Bloom.
Blue oyster cult capture ensuite astucieusement une ambiance live pour dynamiser « The Marshall plan » à l’ambiance rock ‘n’ roll enfiévrée.
Vitesse et qualité toujours avec « Hungry boys » qui sonne de manière beaucoup plus accessible avec ses refrains guillerets et entrainants.
On passe sur « Fallen angel » calqué sur le même moule mais moins tubesque pour encaisser un nouveau terrible coup de boutoir avec « Lips in the hill » véritable hymne heavy metal doté de riffs d’acier, de vocaux durs comme le diamant et de refrains conquérants.
Dernier morceau du disque, « Unkown tongue » vient apporter une belle touche de mélodie et de souplesse.
En conclusion, « Cultosaurus erectus » est un album incroyable d’une créativité et d’un dynamisme insensés.
La musique proposée est prodigieuse, chacun des musicien se surpassant à son poste, que ce soit sur la voix dominatrice ou les riffs étincelants de Bloom, la rythmique titanesque des frères Bouchard mais également le support atmosphérique indéniable du clavier de Lanier.
Brillant, unique, original, mystérieux, étrange et déroutant, tel est ce monstrueux reptile à posséder pour tout amateur de hard mystique des années 70.
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