La guerre du feu (Jean-Jacques Annaud)
Après « Le nom de la rose » voici un autre grand film de Jean-Jacques Annaud, « La guerre du feu ».
Sorti en 1981, « La guerre du feu » traite d’un sujet incroyablement audacieux tiré d’un roman avant-gardiste de J-H Rosny datant de 1911, la quête de trois hommes préhistoriques pour retrouver le feu de leur tribu (les Ulam) perdu après un raid éclair de leurs rivaux, les Wagabou, sorte d’hommes singes beaucoup plus sauvages et agressifs.
Amoindris et vulnérables sans leur feu, les Ulam se réfugient sur une ile perdue dans les marais pour échapper aux prédateurs.
C’est alors que trois guerriers, Naoh (Everett Mc Gill), Amoukar (Ron Pearlman alors jeunot !) et Gaw (Nameer El Kadi) partent en expédition pour retrouver le feu et le ramener à leur tribu.
L’expédition est une véritable épopée, ou les trois hommes échappent à des lions à dents de sabre, et parviennent à dérober le feu de la tribu des Kzamm, féroces cannibales enlevant d’autres hommes afin de les dévorer.
Après une lutte d’une brutalité inouïe, les expéditionnaires volent le feu et récupèrent Ika (Rae Dawn Chong) une jeune femme de la tribu des Ivaka dont la particularité est d’être couverte de peintures de la tête aux pieds.
Ayant échappé à ses ravisseurs, Ika se sent redevables auprès de ses sauveurs et les accompagne dans leur périlleux retour dans leur tribu.
Pris en chasse par les Kzamm, ils ne doivent leur salut qu’à une alliance audacieuse avec un troupeau de mammouths passant à proximité.
Semblant attiré par Ika, Naoh la suit lorsqu’elle quitte son groupe pour revenir dans sa tribu vivant dans une zone marécageuse.
Pris dans des sables mouvant, Naoh est capturé et après quelques humiliations admis chez les Ikava qui lui apprennent le précieux savoir lui permettant de faire du feu.
Ses deux amis ne tardent pas à le rejoindre et le quatuor revient alors pour de bon chez les Ulam, non sans avoir du lutter contre des pillards qu’ils tuent à coups de sagaies, ou faire face à un ours des cavernes qui blesse grièvement Gaw.
Une fois sur l’ilot marécageux des Ulam, le feu est éteint par mégarde mais Naoh montre l’étendue de sa science en parvenant à le ranimer.
Une nouvelle ère commence pour les Ulam qu’on devine plus prospère.
En conclusion, « La guerre du feu » est un film surprenant et parfaitement réussi, parvenant à tenir en haleine du début à la fin.
Le talent de Annaud qui s'appuie sur l'écrivain Anthony Burgess pour reconstituer un langage primitif basé sur les sons, lui permet de recréer un monde oublié, souvent fantasmé et de mettre en scène des aventures passionnantes d’un trio d’hommes des cavernes.
La reconstitution est superbe avec loups, lions, ours et mammouths et fait bien sentir la féroce compétitions pour la survie entre les tribus primitives.
Qu'importe si certaines inexactitudes scientifiques sont présentes, on ne peut donc que vibrer devant cette histoire intense, rythmée et formidablement bien construite.
Plus de trente ans après, « La guerre du feu » demeure une curiosité de choix.
Tentez l’expérience, vous ne serez pas déçu de ce voyage un peu fou dans le passé.
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