Fire of unkown origin (Blue Oyster Cult)
Après un album aussi enthousiasmant que « Cultosaurus erectus », penchons nous à présent sur son successeur, « Fire of unkown origin » du Blue oyster cult marqué par l’abandon du poste de guitariste par Eric Bloom pour le confier à Donald Roaser.
Sorti en 1981, « Fire of unkown origin » et sa pochette volontairement mystique mais également un tantinet infantile, débute en douceur par le morceau éponyme, qui déploie majestueusement ses ailes pour en faire admirer la beauté.
L’enchainement avec le superbe « Burnin’ for you » surprend et donne l’occasion de gouter à un des plus beaux tubes de rock mélodique jamais écrit, et ce avec une simplicité des plus touchantes.
L’auditeur, forcément appâté par la qualité des deux premiers titres, se rue avec avidité sur la suite et découvre une nouvelle merveille, « Veteran of the psychic wars », power ballade épique pulsant sous le beat de Albert Bouchard, qui place encore la barre plus haut.
Les américains continuent leur fascinante marche en avant, et aligne un nouveau tube tout en souplesse et mélodie, « Sole survivor » parfaitement calibré pour renverser les radio FM du monde entier.
On bascule ensuite vers un style plus expressif et flamboyant avec « Heavy metal : the black and silver » sur lequel Bloom lâche davantage la puissance de sa voix.
Retour au mid tempo contrôlé garni d’effets de claviers et de riffs plus rock que hard avec « Vengeance (the pact ) » plus linéaire et terne que les autres, rapidement contrebalancé par la dynamique et la fluidité de « After dark ».
La fin du disque se profile alors avec un nouveau titre de haut niveau, « Joan Crawford », nouveau bijou de rock mélodique épique, enchainé de « Don’t turn your back » en comparaison beaucoup plus mou et effacé.
En conclusion, « Fire of unkown origin » est un album particulièrement surprenant après le très musclé « Cultosaurus erectus » dans la mesure ou il délaisse la puissance brute de la guitare et du chant incandescent pour se replier sur les terres du rock mélodique tendance progressive.
Le résultat est d’une grande qualité et fraicheur avec des compositions inventives, subtiles ou accrocheuses.
A l’orée des années 80, Blue oyster cult prouve une fois de plus l’étendue de son talent et délivre une superbe production, qui ne pourra que charmer les amateurs de rock mélodique de qualité.
Après deux seulement deux albums, je ne suis pas loin de ranger l’Huitre Bleue, parmi les meilleurs groupes de sa génération…
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