On your feet or on your knees (Blue Oyster Cult)
Après de tels albums studio, inutile de dire que j’étais des plus intéressés par la découverte du premier live de Blue oyster cult, le désormais fameux « On your feet or on your knees ».
Sorti en 1975 après un triplette d’albums légendaires et une belle tournée américaine, « On your feet or on your knees » produit déjà son petit effet en raison de sa pochette énigmatique représentant une limousine arrêté devant un château lugubre, avec le symbole ésotérique du groupe flottant fièrement sur son aile avant.
On débute par « The subhuman » long morceau tenant en haleine par son ambiance mystérieuse, ses riffs accrocheurs et la splendeur de la voix d’Eric Bloom.
L’Huitre durcît le ton sur « Harvester of eyes » qui augument la puissance des guitares de Bloom et Roeser puis patine avec « Hot rails to hell » aux riffs irritants et à la structure musicale brouillonne.
L’ambiance reste électrique et très hard n’ roll sur « The red and the black » qui fonce bille en tête pour le plus grand bonheur d’une foule hurlante.
Plus intéressant, « 7 screaming diz busters » alterne sur près de neuf minutes les changements de rythme et d’ambiance, et donne lieu à un véritable festival de guitares hard rock.
La cavalcade continue de manière ininterrompue sur l’instrumental « Buck’s boggie » qui vomit ses décibels jusqu’à l’overdose, avant d’offrir enfin un moment de répit à l’auditeur saturé sur « Then came the last days of May » superbe ballade toute en finesse et subtilité.
La reprise s’effectue de manière plus modérée avec le mid tempo « Cities on flammes with rock n’ roll » qui swingue doucement avant que les musiciens ne s’en donnent à nouveau à cœur joie sur « Me 262 » marqué par un (trop) long instrumental terminal.
Le groove est privilégié sur « Before a kiss, a redcap » avant d’arriver à la fin du concert, composée de deux reprises « Maserati GT (I ain’t got you) » également rock old school de Jimmy Reed et le classique « Born to be wild » des motards de Steppenwolf, ici magnifiquement interprété.
En conclusion, « On your feet or on your knees » est conforme à son titre et délivre une performance hard rock des plus puissantes, ce qui constitue un énorme coup de tonnerre pour l’époque rappelons le encore balbutiantes du rock puissamment électrifié et excessif.
L’enregistrement fait donc la part belle aux guitares qui occupent pesamment l’espace jusqu’à en devenir envahissantes dans des morceaux dépassant la moitié du temps les six minutes.
Ce choix d’un live impressionnant de puissance de feu se fait pour moi au détriment des qualités mélodiques, fondamentales de Blue oyster cult, celles-ci s’exprimant notamment par l’entremise de la voix souvent magique de Bloom.
Avec cet album dur, cru et groovy, Blue oyster cult impressionne plus qu’il ne séduit.
Ceci constitue donc pour moi son principal défaut.
Pour le reste, absolument indispensable pour tout amateur de guitar héros déchainés.
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