Drone (Simon Buisson)

 

En 2024 sort « Drone » de Simon Buisson.

On découvre Emilie (Marion Barbeau) une jeune étudiante liloise montée à Paris pour étudier l'architecture.

Peu à l'aise au milieu d'étudiants parisiens « branchés », Emilie subvient à ses besoins financiers en effectuant des shows sexuels en camera. Lorsqu'Olivier (Stéphane Crépon) découvre sa double vie, il tente de la faire chanter, sans succès.

Pour son projet étudiant, Emilie gagne les faveurs de Richard (Cédric Kahn) un célèbre architecte en choisissant une ancienne chaufferie désaffectée à réhabiliter.

Olivier se montre très jaloux de cette réussite, tente de discréditer Emilie puis de l'abuser sexuellement, mais un drone intervient mettant fin à l'agression.

Emilie se sent espionnée par le drone qui l'accompagne dans ses expéditions dans l'ancienne chaufferie et lui fourni des prises de vue magnifiques qui lui permettent de valoriser son projet auprès de Richard.

Mais la mort brutale d'Olivier tué par le drone sème le doute.

Emilie comprend alors que le drone épie d'autres filles et les traque sans relâche.

Elle s'en ouvre à Mina (Eugénie Dérouand) une musicienne avec qui elle a une aventure lesbienne mais le drone les traque et provoque un accident de la route.

Poursuivie dans un parking, Emilie fait appel à un jeune hacker pour pirater le drone et lui tend un piège dans la chaufferie. Blessée à la jambe elle le frappe à coups de barre de fer, jusqu'après avoir compris que le drone relayait des images de voyeurisme à des dizaines de personnes de par le monde...

En conclusion, « Drone » est un film à l'atmosphère étrange, froide et et sinistre qui part d'une idée de départ plutot intéressante : le voyeurisme d'une mystérieuse machine.

Le personnage de Barbeau est très antipathique et ne génère aucune empathie. Celui d'Olivier est caricatural de « beaufitude ». Les scènes de « cam » sont répugnantes et même l'amourette lesbienne sonne faux...

L'animation du drone est franchement moyenne et les scènes de poursuite dans des zones industrielles parisiennes n'impressionnent personne.

Dommage donc que Buisson passe à coté de son sujet, comme si la SF n'était décidément pas un thème pour les Français !

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