The trap (Hushpuppies)

 

Il ne sera pas dit que le rock français aussi influencé par les anglo-saxons soit il soit totalement négligé en ces colonnes.

J’ai découvert pour la première fois Hushpuppies au début des années 2000 dans un bar des Champs-Elysées et avais trouvé leur musique dynamique, enthousiasmante, au grand désespoir de ma copine de l’époque, qui du reste n’avait pas de gouts très surs pour grand-chose.

Originaire de Perpignan(g), Hushpuppies composé de Olivier Jourdan (chant), Cyrille Sudraud (guitare), Guillaume le Guen (basse) , Franck Pompidor (batterie) et Wilfried Jourdan (clavier) sort son premier vrai album en 2005.

Avec sa belle pochette évoquant presque un cliché des peintres impressionnistes, « The trap » débute par l‘excellent « 1975 » tout en vitesse et en puissance.

Les gifles continuent de pleuvoir sur « Packt up like sardines in a crushtin box » particulièrement vigoureux enchainé d’un simple, direct mais efficace comme une pique de l’avant bras au menton de « You’re gonna say yeah ! ».

Les petits français s’en sortent également bien sur le plus nuancé de « Marthelot ‘n’ clavencine » ou le clavier tire son épingle du jeu et c’est tout en douceur qu’ils nous emmènent vers la semi ballade « Sorry so » pleine de délicatesse.

On reprend de la vitesse sur « Pale blue eyes » très sautillant enfin de glisser vers une authentique ballade « Comptine » beaucoup plus soporifique.

Mélodie et douceur caractérisent « Bassautobahn » puis « Alice in wonderland » particulièrement agréable.

Hushpuppies ré appuie fugacement sur l’accélérateur avec « Single » comme son nom l’indique très accrocheur et revient à plus de mélodie sur « You and I » sensiblement plus pop.

On arrive enfin après un « The trap » vierge de plus de deux minutes sur « Automatic 6 » très jolie chanson également pop.

En conclusion, pour un coup d’essai « The trap » est très réussi ce qui peut paraitre surprenant de la part de jeunes français inconnus sur le devant de la scène.

Moins médiatiques que les assommants BB Brunes, Nast ou autres Plasticines bien soutenus par Rock&Folk, Hushpuppies dont le seule « défaut » est de chanter en anglais, leur est pourtant supérieur au niveau de la maturité et de la qualité des compositions.

Fortement influencé par le rock et la pop anglo-saxon des années 60, « The trap » se fait remarquer par sa première partie vive et musclée avant une seconde plus dans la retenue et la mélodie.

On ne peut donc que encourager ce jeune groupe talentueux à continuer à se faire une place dans le monde difficile et prétentieux du rock français.

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