Best of Whitesnake (Whitesnake)
Groupe phare du hard rock des années 80, Whitesnake n’est sans doute aujourd’hui pas le plus connu au niveau de la popularité, éclipsé sans doute par ses modèles comme Deep purple auprès desquels le chanteur David Coverdale et le clavier Jon Lord laissèrent une trace particulièrement marquante.
C’est donc avec une brin de curiosité que nous allons nous attaquer à un « Best of Whitesnake » sorti en 2003 et bien garni de dix sept titres.
On débute par « Fool for your loving », mid tempo utilisant des refrains entrainants un peu trop faciles et répétitifs à mon gout.
Malgré sa qualité de tube en puissance, « Don’t break my heart again » fait dans ce registre à peine mieux que son prédécesseur.
Difficile donc de s’enthousiasmer et c’est pour le moins déçu qu’on enquille « Love ain’t no stranger » bien mollasson puis une affreuse ballade made in the 80’s « Is this love ».
Si le serpent blanc fait preuve de plus de venin sur « Now you’re gone », on ne peut pas dire que le résultat laisse pantois, malgré les immenses qualités vocales de Coverdale et l’abattage des refrains.
Cette tendance à virer hard se confirme avec « Give me all your love » nettement plus puissant au niveau des guitares hurlantes de la paire Mick Moody/John Sykes.
On emboite le pas de « Ready an willing » mid tempo soutenu sans éclat, qui ne peut soutenir la comparaison de « Guilty of love » plus direct, puissant et efficace.
Whitesnake ne se foule pas beaucoup sur « Would I lite to you » aussi répétitif que poussif et « Long way from home » qui se montre incroyablement mauvais pour un groupe de cette réputation.
On ralentit un peu le tempo pour verser une nouvelle fois dans le miévreux « The deeper the love » et il faut attendre « Ain’t no love in the heart of the city » et « Too many tears » pour trouver peut être les premières ballades authentiques mettant en valeur le remarquable grain de voix rocailleux et sensuel de Coverdale.
C’est presque convaincu qu’on se dirige vers « Give me more time » mêlant puissance et fluidité.
Arrive alors la fin du disque, qui aligne « Standing in the shadow » passe partout et inutile, « Here I go again » pour moi plus grand tube de Whitesnake car petit bijou de hard mélodique et entrainant, avant un « Still of the night » autre tube majeur du serpent blanc, qui fit à juste titre le tour du monde par ses excellents riffs heavy metal et son tempo irrésistiblement entrainant.
En conclusion « Best of Whitesnake » constitue assurément une déception majeure tant la plus part des titres ne méritent absolument de figurer en pareil endroit.
Lorgnant beaucoup vers le hard-fm, ce disque contenant une quantité invraisemblable de chanson comportant le mot « love » (sept au total !) montre un groupe assez peu inspiré pratiquant une musique beaucoup trop facile et prévisible pour me séduire.
Whitesnake est sans doute la preuve vivante qu’on peut disposer d’un chanteur voir d’un claviériste de classe mondiale, connaitre un certain succès dans les années 80, sans pour autant être un groupe intéressant.
Heureusement, le Best of évite l’humiliation absolue du zéro pointée en proposant quelques authentiques réussites et tubes, qui en toute honnêteté tiennent sur le doigts d’une main.
Il est donc par conséquent que les Anglais restent sans doute pour toujours un groupe de second plan.
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