The long play (Sandra)
Flash-back sur ma jeunesse, les années 80 et la diva pop-allemande de l'époque Sandra, dont les chansons connurent un immense succès commerciale.
Franco-allemande de naissance, Sandra débute une carrière solo en 1985 avec son compagnon de l'époque le claviériste Michael Cretu qui était également son compositeur.
Sorti en 1985, « The long play » est l’œuvre complète de Cretu associé à Hubert Kemmler, autre figure de la pop de l'époque, seul Markus Lohr étant embauché pour la partie guitare.
Pochette élégante et sobre, noire et verte sur laquelle pose Sandra, brushing bouffant et maquillage trop appuyé de l'époque, « The long play » débute par un tube fracassant « In the heat of the night ».
Signature du duo, les synthétiseurs omniprésents mettent en avant la voix sensuelle et enivrante Sandra rehaussé des chœurs de Cretu sur les refrains.
Malgré son apparence plus balourde et ce son daté/vintage, « On the tray (for seven years ») fonctionne également à merveille, notamment avec ses refrains entêtants qui rappellent le style le plus efficace et léger de Madonna.
Impossible non plus de résister à « Little girl » qui enroule son charme hypnotique dans le cortex cérébral de l'auditeur, et meme si « You and I » rate quelque peu sa cible de hit rouleau compresseur, l'effet n'en est pas moins notable notamment par sa teneur mélancolique.
Survient alors LE plus grand succès de Sandra, celui qui lança sa carrière, « (I'll never) be Maria Madgalena », avec lequel le duo atteint le summum de son art.
Synthé appuyés, voix enivrantes, refrains puissants soutenus par Cretu, font de ce titre l'un des meilleurs symbole de la musique des années 80.
On redescend à des hauteurs plus raisonnables avec « Heartbeat (that's emotion ») plus froid et répétitif, « Sisters and brothers » joli morceau humaniste un peu effacé, pour conclure avec « Change your mind » plus calme et intime.
En conclusion, « The long play » est un monument de la pop des années 80. Le premier album forme tout un hyper cohérent marqué par le son des claviers et le beat des batteries programmés de l'époque.
Propulsée par le talent de son mari, Sandra règne déjà en maitresse, imposant un style unique fait de finesse, sensualité, élégance et caractère.
Non seulement « The long play » ne contient aucune faiblesse mais il brille par ses deux hits colossaux, « In the heat of the night » que je considère presque aussi bon que la carte maitresse « (I'll never) be Maria Madgalena ».
Même plus de 40 ans après sa sortie, « The long play » s'écoute encore très bien, preuve de sa qualité intrinsèque et propose un plaisant voyage dans le temps dans lequel on se verrait bien danser l'été 1985 dans les discothèque sur du Sandra !
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