Justice League of america : identity crisis (Brad Meltzer, Rags Morales)

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La série des comic books continue avec cette fois du coté DC comics, « Identity crisis » avec cette bonne vieille Justice league of america.

Paru en 2004/2005, « Identity crisis » est l’œuvre de Brad Meltzer au scénario sur des dessins de Rags Morales.

Le lecteur est ici immédiatement mis dans une atmosphère de polar poisseux quand Sue Dibny, la femme de l’Homme élastique est mystérieusement assassinée alors que son mari effectuait une planque avec Firehawk.

Tout la Justice league of america et ses satellites (Teens Titans, Outsiders, Société de Justice) sont ravagés par la disparition d’une des personnalités les plus attachantes de leur cercle quasi familial.

La description de la liaison amoureuse entre l’Homme élastique et sa femme se montre également particulièrement touchante.

Passée la période de deuil, la JLA met en branle tous ses multiples talents pour trouver des indices permettant de retrouver le meurtrier.

Les recherches s’orientent sur Doctor Light, un criminel téléporteur dérangé psychologiquement connu pour avoir violé Sue dans un satellite de la JLA avant qu’il ne soit maitrisé et purgé mentalement de ses obsessions par Zatanna.

Se sachant traqué, le Doctor Light contact un syndicat du crime et achète les services de Deathstrike, le redoutable mercenaire aux capacités physiques et mentales surhumaines.

 A l’aide des ses dons fantastiques Deathstrike domine à lui seul 7 membres de la JLA avant d’être finalement vaincu d’extrême justesse.

Mais Superman surgit pour annoncer que Doctor Light n’est pas le tueur recherché.

Quand Jean Loring, l’ex femme de Atom est agressée et échappe miraculeusement à la mort par pendaison par l’intervention de son ex mari, la JLA comprend que quelqu’un s’en prend à leurs proches humains, principaux talons d’Achilles des super héros.

Ceci se confirme lorsque Lois Lane, proche de Superman est également menacée par lettre anonyme.

La traque s’oriente vers l’Escadron suicide mais ne donne pas plus de résultats après le coffrage musclé des trois de ses membres (Monocle, Deadshot, Merlin ).

Les recherches de criminels ne vont pas sans casse et Firestorm grièvement blessé lors d’une chasse à l’homme se fait exploser en vol.

C’est finalement Jake Drake, le père de Robin qui est la prochaine victime.

Avant de trépasser, le vieil homme qui se savait menacé à eu le temps de flinguer son agresseur, le dénommé Captain boomerang.

Alors que Green Arrow révèle à Flash que Batman a également été conditionné par Zatanna pour ne pas empêcher le conditionnement du Doctor Light, la chauve souris le plus futée de Gotham parvient à faire le lien entre le meurtre de Dibny et Atom alias Ray Palmer.

En réalité, si Batman brule de trouver la vérité, celle-ci se révèle en direct à Palmer lorsque son ex femme Jean, lui révèle qu’elle est l’auteur du meurtre de Dibny en usant de sa taille microscopique pour provoquer une hémorragie cérébrale.

Le but fou de Dibny était de provoquer un rapprochement avec son mari, en mettant en scène son propre meurtre et en faisant tuer Drake par le falot Captain boomerang.

Surmontant sa terrible douleur, Palmer fait interner Dibny à l’asile d’Arkham.

L’histoire s’achève, alors que chacun des membres de la JLA essaie tant bien que mal de panser ses plaies, dont certaines comme celles de l’Homme élastique éperdument amoureux de sa femme demeurent indélébile.

En conclusion, à n’en pas douter, « Identity crisis » est un comics de grande classe pouvant par son coté réaliste et ultra sombre évoquer les Watchmen d’Alan Moore.

L’histoire déroulée à la manière d’une enquête de polar dénoue ses méandres boueux en poussant le lecteur sur de nombreuses fausses pistes avant de lui révéler l’éclatante et surprenante vérité.

Un scénario complexe, sombre et adulte donc sur des dessins de la même tonalité de Perez, bien qu’un peu trop monolithiques à mon gout.

Coté action, le lecteur aura sa dose habituelle d’échauffourées entre super héros, avec une mention spéciale au mercenaire Deathstrike, l’un des mes héros favoris de l’univers DC.

Seuls bémols, la multitude de super héros intervenant et l’ambiance dépressive de l’ensemble rend quelque fois la lecture de « Identity crisis » un peu pesante.

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