Aimer ce que nous sommes (Christophe)

Aux cotés de Christophe Van Huffel
(guitare/basse/synthétiseur) et de Carmine Appice (batterie),
Christophe entame cette nouvelle production avec une invitée de
marque, Isabelle Adjiani en personne qui prete sa voix magique sur le
très sensuel « Wo Wo Wo Wo » baigné d'une douce mélodie
de synthétiseurs.
Puis « Magda » passe comme
un rêve ensorcelant dans laquelle se mélangent sonorités
électroniques et guitare électrique.
De facture plus classique, « Mal
comme » déroule sa classe et sa beauté mélancolique avant
que « It must be a sign » ne rebascule dans le
mystérieux, hanté par la voix de la photographe Denis Colomb.
C'est un Christophe ému et tremblant
qu'on retrouve sur « T'aimer fol'ment » habillé de
touches orientales sur fond de guitare discrète, puis c'est presque
avec gaieté que survient « Tonight, tonight, tonight »
qui rappelle les compositions plus légères des débuts.
Difficile de résister au magnétisme
hypnotique de « Panorama de Berlin » et on se laisse
volontiers embarqué dans le voyage sensoriel de « Stand 14 ».
Expérimentations toujours avec
« Interview de... » mixant des paroles sur une alternance
de guitare lourde et de sons électro, puis nouvelle immersion
shamanique dans l'univers mental du chanteur avec « Odore di
femina » au saxophone gémissant.
On revient à un format plus standard
avec « Tandis que » avec une belle mélodie et des
paroles superbes pour finir par deux titres « Parle lui de
moi » trop geignarde et « Lita » superbe, pur et
éthéré s'étalant sur plus de 8 minutes.
En conclusion, avec « Aimer ce
que nous sommes » Christophe sort sans doute son album le plus
fou, le plus aventureux musicalement...
Inclassable, ce long rêve planant
embarque l'auditeur ouvert d'esprit dans un voyage sensoriel mêlant expérimentations, recherche permanente d'effets, le tout habillé de
la « patte » du Maitre, Gand Shaman et Architecte Sonore
en Chef.
Alors oui en 2008, Christophe était
parti loin, loin très loin, bien loin, trop loin de ses succès
populaires des années 60/70, mais on ne peut qu'éprouver le plus
grand respect pour cette quête musicale sans fin sortant des sentiers
battus.
Chapeau bas l'artiste !
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