Les paradis perdus (Christophe)

En 1973, Christophe qui a déjà connu
le succès international dans les années 60 avec le tube « Aline »
sort « Les paradis perdus » avec lequel il travaille avec
Jean-Michel Jarre en tant que parolier, Patrick Tison (guitare),
Bernard Paganotti/Hermès Alesi (basse), Roger Rizziteli (batterie)
et Dominique Perrier (claviers).
Après l'introduction étrange « Avec
l'expression de mes sentiments distingués » dans laquelle
Christophe fait la jonction avec les tubes de son début de carrière
vient le premier vrai titre « Emporte moi » superbe
ballade mélancolique d'une élégance rare.
Le rock 'n roll vient dynamiser
un « Mama » excitant avant que la tension ne retombe net
sur le tristounet country « Du pain et de laurier ».
Christophe fait ensuite appel à la pop
à messages sur « Mickey » puis redevient touchant sur la
ballade emplie de nostalgie « Les paradis perdus ».
Un « Intermède » acoustique
plus tard, on retrouve le plus soutenu « Le temps de vivre »
lui aussi empli de spleen malgré son ossature rock et « Ferber
endormi » en guise de conclusion somnolente.
En conclusion, dopé par la réputation
de son titre éponyme, « Les paradis perdus » est un
album assez représentatif du style musical de Christophe :
sensibilité, intimité et spleen élégant en constituent les
fondations.
Assez étrangement considéré comme
rock , « Les paradis perdus » n'en contient que
quelques touches éparses, la guitare électrique se faisant plus que
discrète.
Même si « Les paradis perdus »
n'est pas un album qui donne de l'entrain, difficile de rester
insensible au style de Christophe, poignant sur « Emporte moi »
titre majeur de ce disque référence.
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