The last in line (Dio)

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Retour à mon style musical de prédilection, le heavy metal classique avec « The last in line », second album de Dio.

Après un « Holy diver » très remarqué, Ronnie James Dio conserve  en 1984 les mêmes musiciens Vivian Campbell à la guitare, Vinnie Appice à la batterie, Jimmy Bain à la basse et recrute en plus Claude Schnell aux claviers.

Usant une nouvelle fois d’une pochette impressionnante, mystique et démonique, « The last in line » débute par un « We rock » musclé et bien balancé bien que relativement peu original.

Le niveau s’élève avec « The last in line » qui après une belle introduction musicale gravit des sommets d’intensité épique avec un chanteur en très grande forme.

Dio reprend ensuite son martèlement avec « Breathless » nerveux mais beaucoup trop répétitif sur ses quatre minutes, avant de faire preuve de plus de verve sur le bien nommé « I speed of light » qui rentre bien par sa vélocité dans les canons du heavy metal de l’époque.

On reste dans le heavy costaud avec « One night in the city » rendu enthousiasmant par ses refrains en acier trempé.

Dio se sublime ensuite sur « Evil eyes » magnifique hits rapide, rythmé et fluide.

Si « Mystery » n’atteint pas la splendeur de son prédécesseur, il passe néanmoins sans encombre le cap de l’honnête divertissement tandis que la fin du disque de dessine à présent sur l’abrupte falaise avec « Eat you heart out » plat et décevant malgré les efforts louables de Campbell et un « Egypt (the chains are on) » titre sabbathien lourd et profond plus conforme au standard développé par Dio sur ce disque.

En conclusion, même si je ne suis pas un admirateur de la carrière solo de Dio, « The last in line » est un bon album de heavy metal.

Tout ceci manque sans doute de vivacité et de puissance pour égaler le Judas priest de la grande époque, mais Dio se montre ici capable de produire deux titres de grande classe (« The last in line », « Evil eyes ») , le reste du disque formant un ensemble très homogène agréable à défaut d’être ébouriffant.

Avec ce second disque solide et parfois inspiré ou les claviers apportent une dimension supplémentaire au hard parfois basique, Dio montre qu’il est capable de tailler sa route en solo en se basant sur ses propres capacités d’interprétation et de composition.

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