Coda (Led Zeppelin)

 



Toute histoire a une fin, et celle des inventeurs du hard rock, Led Zeppelin n’échappe pas à la règle.

Après la mort de son batteur Jon Bonham en 1980, le groupe décide de sortir « Coda » un ultime album à titre posthume en 1982.

Suite au très médiocre « In through your door » on ne s'attendait pas avec « Coda » forcément à grand chose de la part des anglais et la pochette très minimaliste et d’une rare laideur n’était pas à la base pour nous rassurer.

« Coda » débute de très bonne manière par « We’re gonna groove » un titre court, lourd, nerveux, taillé pour la scène ou la voix de Robert Plant fait des étincelles.

Le chaleureux et intime acoustique « Poor Tom » rappelle la classe que peut souvent habiter le groupe avant que l’assommant « I can’t quit you baby »  ne fasse ressurgir les origines de blues enfiévré et lourd du dirigeable de plomb.

A l’instant ou on s’y attend le moins, le hard rock bondit tel un diable de sa boite sur le plaisant « Walter’s walk » qui bénéficie d’un son puissant et intense.

Les titres s’enchaînent alors,  « Ozone baby » qui poursuit dans la même veine de rock lourd mais avec toutefois moins d’impact puis « Darlene » qui allie avec maestria puissance hard et groove rock’n’roll.

L’album se termine alors par un bel hommage à Bonham avec un long solo de batterie « Bonzo’s Montreux » et par une déferlante  très métal « Wearing and tearing » sans nul doute l’un des titres les plus violents du répertoire des anglais.

En conclusion, à ma grande stupéfaction alors que je pensais trouver un groupe abattu, exsangue et en fin de course, « Coda »  surprend par son punch et sa vivacité.

Led Zeppelin met donc un terme à sa carrière en sortant un disque tout à fait respectable présentant une musique plus directe, plus simple et  plus énergique qu’à l’accoutumé.

« Coda »  rend les honneurs à Jon Bonham dont le style à la fois puissant et fluide influencera des générations entières de batteurs de rock.

La suite sera une succession de projets divers et une carrière solo assez réussie de la part de Robert Plant avec une musique plus ouverte aux incorporations ethniques.

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