Devil without a cause (Kid Rock)

 



En 1998, alors qu'il cherchait à percer depuis 8 ans, Kid Rock explose aux États-Unis avec « Devil without a cause » qui arrive à point nommé avec un mélange de rap et de métal.

Autoproclamé mauvais garçon ou « pimp rocker », Kid Rock débute son sixième disque par « Bawitdaba » cocktail abrasif développant des refrains percutants sur des riffs métalliques.

Plus calme « Cow boy » fait le grand écart entre rap et country, l'autre grande passion du chanteur.

Le coté rap prend le dessus sur « Devil without a cause » qui place un flow répétitif dans une atmosphère funky-groovy.

Refrains mollassons et couplets rappés distillent l'ennui sur « I am the bulldog » et il faut attendre « Rovin gangster » pour retrouver un peu de tranchant.

Le chanteur se fait plus festif sur « Wasting time » puis retombe dans ses délires de rapper blanc sur « Welcome 2 the party » enchainé de la très mauvaise défonce « I got one for ya ».

On ressort les guitares et le punch sur « Somebody's gotta feel this » qui évoque du Rage Against the Machine bien énervé.

Sur cette lancée musclée, « Fist of rage » frappe dur et fort avant que le pimp rocker ne s'apaise brusquement avec « Only god knows » douce ballade exempte de toute velléités de fusion.

« F**ck off » remet la machine infernale en branle avec la petite voix nasillarde d'Eminem en guest qui n'apporte rien de plus qu'une terrible sensation d'agacement tandis que « Where U at rock » plus simple et sec propose une formule plus digeste.

Mais ce bref sentiment d'embellie est gâchée par le final « Black chick, white guy », un assommant rap de 12 minutes ponctué de refrains planants.

En conclusion, malgré son succès colossal « Devil without a cause » est un album de fusion plutôt pénible qui oscille entre mauvais rap et mauvais métal teinté de temps à autre de touches country.

Les velléités racoleuses de Kid rock sont évidentes, son style flashy plus sa liaison avec la très médiatique starlette Pamela Anderson ne faisant que confirmer ces tendances.

Mais malgré le charisme du bonhomme, impossible donc pour moi d'adhérer à ce mélange lourdingue qui à de rares exceptions prêt prend le pire de tous les style pour créer une fusion hors de propos.

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