The spaghetti incident ? (Guns n' roses)

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Il manquait sans doute dans cette abondante collection de disques hard rock, « The spaghetti incident ? » des Guns n’ roses.
Sorti en 1993 après la déferlante des « Use your illusion », cet album de reprises des principales influences des Californiens doté d’une pochette immonde, commence par « Since I don’t have you » superbe ballade surf rock ultra relaxante emprunté à un groupe des années 60 nommé The Skyliners.
Magnifiquement interprétée par un Axl en grande forme, « Since I don’t have you » contraste avec le punk ‘n roll électrique du « New rose » des Damned ou du « Down the farm » des UK subs, pur produit de la scène punk londonienne.
On reste dans le glam-rock US tendance punkoide avec « Human being » des New York dolls, certes rapide mais linéaire et peu passionnant.
Rien à dire sur l’irréprochable concentré de puissance « Raw power » des parrains des Stooges.
Les Guns verse ensuite dans la power ballade sale et vicieuse de « Ain’it fun » des Dead boys puis calme nettement le jeu sur le lancinant et pénible « Buick Makane/Big dumb sex » mélangeant T Rex et Soundgarden.
Hommage est ensuite rendu au hard rock des années 70 avec le peu connu « Hair of the dog » des écossais de Nazareth, d’excellente qualité.
Après le bousculement punk musclé « Attitude » des Misfits vient « Black leather » mid tempo hard rock enivrant assez peu connu attribué aux Professionals.
La fin de l’album se rapproche et on découvre « You can’t put your arms around and memory » plate reprise de Johnny Thunders, « I don’t care about you » directe et violent de Fear avant l’ultime scandale : la ballade du tueur en série Charles Manson, « Look at your game girl » rendu presque atrocement charmante dans la bouche d’Axl Rose.
En conclusion, compte tenu de sa composition, « The spaghetti incident ? » est forcément un album hétérogène mais globalement de bonne voir très bonne qualité.
Les influences des Guns n’ roses apparaissent ici clairement en provenance directe du punk/glam qu’il soit anglais ou américain avec des grands noms du genre mais aussi des formations plus obscures présentes ici en raison de l’affect particulier des membres du groupe.
Pas grand-chose en revanche sur la scène hard/heavy des années 70, ce que je trouve plutôt regrettable.
Quelques beaux résultats donc, pas mal de déchet également pour un résultat globalement satisfaisant qui permet à des musiciens fatigués par leur succès et déjà minés de l’intérieur de prolonger leur succès avant une explosion et une longue éclipse de quinze ans.
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