Daredevil, volume 1, numero 297 (Daniel G Chichester, Lee Weeks)

 



Sorti en 1991, « Daredevil, volume 1, numero 297 » est signé par le duo assez méconnu Daniel G Chichester (scénario) /Lee Weeks (dessins).

Ici, le Caïd qui se targue d'avoir ruiné la carrière d'avocats de Murdock et Nelson en s'arrangeant pour leur faire retirer leur licence, voit la visite désagréable de Daredevil qui après avoir déjoué ses dispositifs de sécurité vient le provoquer dans son bureau.

Surmontant son irritation, le Caïd rappelle à ses obligations Typhoid Mary, en charge de contrôler les trafics d'un certain secteur de New-York.

Malgré son air de punk rebelle, Typhoid qui est devenue la maitresse du Caïd, se voit forcée d'aller rendre visite à un certain Sabini, truand local refusant de se plier à ses exigences en matière de pourcentage reversé.

Après avoir vu tranché la main d'un de ses gardes du corps, Sabini devient soudain beaucoup plus coopératif mais l'irruption de Daredevil dans ce règlement de comptes change brutalement la donne.

L'explication a lieu sur les toits, sous une pluie battante. Daredevil prend rapidement le dessus mais semble vaciller sous le pouvoir de séduction vénéneux de la jeune femme.

Une étreinte a lieu et la dangereuse tueuse révèle ensuite sa personnalité plus douce sous la forme de Mary.

Profitant de l'accalmie suivant une nuit d'amour, Daredevil contacte les services sociaux de la ville pour faire interner Mary et lui faire enfin bénéficier d'un traitement pour soigner sa schizophrénie évidente.

Reste pour Daredevil à assumer cette trahison...

En conclusion, même si Chichester et Weeks sont loin d'avoir la renommée de Miller ou Nocenti, ce « Daredevil, volume 1, numero 297 » n'a aucunement à rougir de la comparaison.

Le scénario de l'opération de sauvetage, malgré elle de Typhoid est brillant, ce personnage fascinant appartenant au top 5 des ennemis les plus intéressants de Daredevil.

Derrière Weeks assure et prolonge cette atmosphère de polar poisseux qui sied comme un gain à Daredevil, le plus urbain des super-héros !

Du grand art, vraiment !

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