Wired (Jeff Beck)


 

Retour à la musique avec un des meilleurs guitaristes de rock,, Jeff Beck, troisième pilier musical anglais des légendaires Yardbirds aux cotés de Eric Clapton et Jimmy Page à la fin des années 60.

Au début des années 70, Jeff Beck s’entoure de ses propres musiciens pour voler de ses propres ailes et sort en 1976 « Wired » à la pochette bleutée sobre et élégante.

La structure formée autour du maitre se compose principalement du claviériste Jan Hammer, du bassiste Wilbur Bascomb et du batteur Narada Michael Walden autre principal compositeur des morceaux de ce disque.

On ouvre avec « Let boots » aux parties de guitares électriques intenses soutenues par des lignes de basses particulièrement vivaces.

En comparaison, « Come dancing » semble malgré son titre aguicheur beaucoup trop calme et timoré, alors qu’on aurait pu s’attendre à un morceau fun et endiablé invitant à se lever de sa chaise ou à onduler du bassin.

Beck rend ensuite hommage au jazzman Charlie Mingus en reprenant « Goodbye pork pie hat » de manière très douce et feutrée.

On reste dans une ambiance jazzy avec « Head for backstage pass » mais à la rythmique cette fois beaucoup plus rapide.

Le clavier vintage au son irritant de Hammer est presque aussi largement mis avant que la guitare de Beck sur le longuet « Blue wind » et à un degré moindre sur « Sophie » au rythme plus soutenu.

L’auditeur perdu au pays des rêves aborde donc la dernière ligne droite du disque avec « Play with me » timide invitation au son de guitare léger et cristallin puis enfin « Love is green » aussi court que lent et insipide.

En conclusion, « Wired » est un album de rock instrumental à réserver aux puristes de la guitare férus de technicité et plutôt orientés jazz-rock.

Il est en réalité plutôt plaisant à écouter en musique de fond, ne dérangeant ni ne bouleversant à vrai dire pas le commun de mortels.

Jeff Beck est un guitariste surdoué au jeu  technique agréable, fin et subtil mais « Wired » est plutôt un poids léger en terme de production et de puissance pure.

Et à chaque fois, je ne peux m’empêcher de penser que l’adjonction même temporaire d’une voix, pourrait briser la monotonie des disques de guitares.

Commentaires