Green hornet (Michel Gondry)


 

La mode des super héros battant son plein, c’est en 2011 une adaptation audacieuse de la série des années 60 le « Frelon vert » qui voit le jour sous la direction de Michel Gondry.
Ici « Green hornet » raconte le destin de Britt Reid (Seth Rogen), un enfant gâté fêtard irresponsable qui prend brutalement conscience des réalités à la mort de son père, James (Tom Wilkinson) qui lui lègue son journal le Daily sentinel, grand quotidien d’investigation de Los Angeles.
Britt réembauche Kato (Jay Chou) en réalité un inventeur de génie doublé d’un garde du corps spécialiste en arts martiaux.
Kato lui montre tous les extraordinaires gadgets qu’il a créés pour son père notamment des véhicules blindés, armés de mitrailleuses et même lance missiles !
Une nuit ou Britt entreprend de saccager la statue hommage à son père, il prend parti dans un rixe et se découvre un courage insoupçonné pour neutraliser les assaillants avec l’aide décisive de l’exceptionnel Kato.
Après ce coup d’éclat, une légende nait, celle du Frelon vert, en hommage à l’animal ayant tué son père dans des circonstances troubles.
Britt reprend les rênes de son journal avec autorité, embauche Leonore Case (Cameron Diaz) une nouvelle secrétaire experte en criminologie et se lance dans une carrière de justicier combattant le crime organisé de LA.
Son projet ne tarde pas à menacer les intérêts de Chudnofsky (Christoph Waltz), le plus puissant chef de gang de la ville qui après quelques déconvenues, met un contrat sur sa tête.
Malgré un terrible guet-append qui bloque leur voiture à l’aide bulldozers, Kato et Britt échappent à leur sort de manière spectaculaire.
Mais les activités du Daily Sentinel dérangent le procureur Scanlon (David Harbour) qui a pactisé avec Chudnofsky et a manœuvré pour élimer James, qui avait décidé de le dénoncer.
Britt échappe de peu à la mort, Kato qui s’était détaché de lui, ayant un instant semblé rejoindre Chudnofsky pour finalement se rétracter et aider son patron à échapper aux tueurs.
Un combat acharné a finalement lieu dans une usine désaffectée dans laquelle, Chudnofsky affublé d’un ridicule costume rouge et d’un masque à gaz, entreprend lui aussi d’aligner son look sur celui de son rival.
Même si Scanlon n’est pas dénoncé sur Internet, il est tué par une charge de la voiture de Kato après que Chudnofsky ait lui aussi connu une mort aussi cruelle que spectaculaire.
Blessé à l’épaule, Britt est finalement recueilli par Case et Kato se faisant passer pour le machiavélique Frelon, s’arrange pour faire innocenter son patron vis-à-vis de la police qui le considère comme un délinquant.
En conclusion, malgré l‘abatage de Seth Rogen et l‘athlétique Jay Chou, « Green hornet » est une adaptation bien paresseuse de la série original dans laquelle Bruce Lee s’illustrait par son charisme surnaturel.
Scénario débile, méchants ridicules peu crédibles, ce « sous Batman » bouffonnant mérite fortement cet échec commercial.

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