Critique de la raison pure, deuxiéme préface, introduction (Emmanuel Kant)

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 La « Critique de la raison pure » est sans nul doute l’œuvre maitresse d’Emmanuel Kant et l’un des ouvrages les plus respectés du domaine philosophique car il traite du mode d’acquisition du savoir.

Cet article ne traitera modestement que de la seconde préface de l’œuvre (écrite en 1787) et de l’introduction.

Dans la préface, le philosophe explique sa démarche en introduisant une raisonnement analogue à celui de Copernic qui inversa les repères astronomiques pour proposer un modèle hélio centré en lieu et place d’un système géo centré.

Pour mettre un terme à la foire à empoigne entre théories philosophiques, Kant propose de son coté un mode d’acquisition de connaissances non centré sur des concepts transcendants par nature invérifiables mais sur l’homme.

Ainsi en mathématique ou en physique, l’homme doit il construire de solides raisonnements a priori purement théoriques à l’aide de son intellect et de son intuition pour ensuite les vérifier par l’expérimentation et non l’inverse.

La métaphysique ou raison pure spéculative qui ne se rattache pas à l’expérimentation, ne peut être considérée comme une science doit donc être soumise à une critique qui borne ses prétentions et l’en rapproche.

Si la métaphysique permet de penser des concepts comme la liberté étroitement liée celui de morale, l’immortalité ou Dieu, elle ne permet pas de les connaitre de façon dogmatique.

Par la diffusion de cette approche, Kant pense donc éradiquer les philosophies dogmatiques comme le matérialisme, le fatalisme, l’athéisme, l’idéalisme ou le scepticisme.

Dans son introduction, le philosophe commence par  distinguer les connaissances empiriques comme a posteriori et celle théoriques comme a priori, supérieures aux premières nommées car universellement appréhendables par l’intellect.

Il décrit deux modes d‘apprentissage, les jugements analytiques et les jugements synthétiques.

Les jugements analytiques, qui rendent par a priori explicite une chose implicite ne suffisent pas pour développer la connaissance qu’elle soit scientifique ou métaphysique.

Seuls comptent les jugements synthétiques qui permettent d’élargir la connaissance en liant deux choses n’allant pas de manière implicite ensemble.

Kant montre ensuite que toutes les sciences théoriques (mathématiques, physique) et même la métaphysique obéissent à ce principe d’acquisition de connaissance par jugement synthétique.

La fin de l’introduction réside dans l’idée de développer  le plan d’une philosophie transcendantale basée sur une approche théorique pure, critique et synthétique de la métaphysique  réduisant ses aspects analytiques et conceptuels pour éviter de la mener au dogmatisme.

En conclusion « Critique de la raison pure, deuxième préface et introduction » constitue une solide mise en condition pour appréhender l’essentiel du but de la métaphysique kantienne.

Difficile d’approche car écrite dans une langue très abstraite, elle introduit l’idée d’une remise en question des processus de connaissance en les bornant par une approche scientifique afin de limiter les folles spéculations menant à des impasses philosophiques.

Par son approche rationnelle et somme toute plus modeste que celle de ces prédécesseurs, la « Critique de la raison pure, deuxième préface et introduction » donne très envie de s’atteler à la suite de l’œuvre.

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