Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)

 


Énorme blockbuster de l’été 2015, « Mission impossible : rogue nation » de Christopher Mc Quarrie envahit actuellement toutes les salles de cinéma.

Cinquième volet d’une saga commencée en 1996, soit il y a quasiment vingt ans à présent, « Mission impossible : rogue nation » montre l’IMF en proie à un ennemi féroce en la personne du mystérieux Syndicat, dont les motivations plutôt obscures de changement de l’ordre mondial aboutissent plus explicitement à une succession d’actes terroristes.

L’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) fait échouer une première livraison d’armes chimiques dérobés en Biélorussie en grimpant sur un A400-M en pleine phase de décollage.

Il se rend ensuite chez un disquaire anglais et est pris en traitre par un tueur mystérieux, Solomane Lane (Sean Harris) qui tue son contact local et le capture à l’aide d’un gaz paralysant.

Avant de succomber au gaz, Hunt a le temps d’avertir sa hiérarchie, William Brandt (Jeremy Renner), directeur de l’IMF qui doit faire face à une menace de dissolution suite aux violentes accusation d’irresponsabilité portées par le directeur de la CIA, Alan Hunley (Alex Baldwin).

Détenu et torturé par Janik (Jens Hulten) un spécialiste du Syndicat particulièrement sadique, Hunt bénéficie de l’aide inattendue de Ilsa Faust (Rebecca Ferguson) en réalité un agent double du MI-6 qui tue la plupart des gardes et l’aide à s’échapper.

A Londres, Benji Dunn (Simon Pegg) doit faire face à un interrogatoire serré de sa hiérarchie qui l’accuse d’aider Hunt, devenu indésirable depuis la dissolution de l’AMF.

Le sympathique et fantasque geek n’en fait qu’à sa tête et met ses compétences informatiques au service de son ami.

Il se rend à Vienne pour empêcher l’assassinat du chancelier d’Autriche en plein opéra.

Mais à l’intérieur du splendide édifice la situation se complique, forçant Hunt à intervenir face un colossal tueur blond.

Hunt parvient à triompher de son coriace adversaire après une lutte échevelée sur le complexe système de plateformes élévatrices mais Ilsa également présente, tire sur le chancelier le blessant assez superficiellement pour le faire évacuer et l’aider à échapper à un second tueur.

Le chao règne alors dans la ville lorsque le chancelier est évacué avant de mourir dans l’explosion de sa voiture.

De nouveau unis dans la fuite, Ilsa, Benji et Ethan sont pris en chasse par les tueurs du Syndicat. Ilsa parvient à convaincre Ethan de l’éjecter de sa voiture afin de couvrir sa fuite et de donner le change à Lane, son employeur officiel, qui malgré de forts doutes sur son efficacité de tueuse, lui accorde le bénéfice du doute.

Afin de prouver l’existence du Syndicat et de le démanteler, Ethan et Billy se rendent au Maroc pour retrouver Ilsa qui leur indique un plan risqué visant à dérober un fichier de registres informatiques situé dans un complexe ultra sécurisé.

Ethan plonge pour une apnée de trois minutes pour changer le profil d’accès des protections informatiques et permettre ainsi à Billy de dérober le précieux fichier à l’intérieur même du complexe.

L’opération réussit mais Ilsa dérobe le fichier et s’enfuit à moto.

Une ahurissante course poursuite débute alors dans les rues de Casablanca, avec des motards du Syndicat, le duo Ethan/Billy à bord d’une BMW ultra rapide et enfin Brandt aidé de l’informaticien Luther Stickwell (Ving Rhames) à bord d’un robuste 4x4.

Les motards sont éliminés, la BMW fait un spectaculaire saut périlleux mais Ethan qui continue la poursuite en moto à une cadence infernale, échoue à rattraper la belle agent double.

A Londres, elle remet tente de remettre le fichier à son supérieur Atlee (Simon Mc Burney) qui lui ordonne de le remettre à Lane.

Mais le fichier est en réalité vide et Benji qui a fait un double découvre qu’il est triplement crypté, ne pouvant être déverrouillé que par le premier ministre britannique lui-même.

Ce qui reste de l’IMF comprend donc que le Syndicat va enlever le premier ministre et décide de le prendre de vitesse au grand désespoir de Brandt, qui finit par trahir ses amis en alertant Hunley.

La situation se tend lors d’une cérémonie caritative ou assiste le premier ministre (Tom Hollander).

Hunton se joue de la sécurité de la CIA et à l’aide d’un grossier masque à l’effigie de Atlee, plante une fléchette dans le premier ministre pour lui faire avouer l’existence d’un projet de Atlee pour créer une organisation para militaire afin d’exécuter les basses besognes du gouvernement britannique.

Sous l’effet du sérum, le premier ministre déverrouille les fichiers officialisant l’existence du Syndicat, ce que confirme le vrai Atlee lui aussi frapper d’une fléchette.

Après une négociation tendue dans une gare de Londres, Hunt fait virer 50 millions sur le compte de Lane et parvient à faire libérer le malheureux Benji harnaché avec une bombe.

Il lui assure avoir détruit la liste mais mémorisé tous les contacts.

Lane lance alors ses tueurs sur Ethan et Ilsa.

La jeune femme tue Janik le boucher après un face à face au couteau, tandis que Ethan attire Lane dans un piège et lui rend la monnaie de sa pièce en le gazant.

Beau joueur, Hunley reconnait avoir démantelé l’IMF pour forcer le Syndicat à s’exposer. La CIA accepte donc de réactiver cette organisation concurrente.

En conclusion, « Mission impossible : rogue nation » contient tous les ingrédients du blockbuster à succès, avec des scènes d’actions ultra spectaculaires visant à masquer un scénario complexe mais ridicule à souhait ou des méchants terroristes blonds menace l’ordre établi pour des motifs inconnus dont tout le monde se fout.

Tom Cruise est du haut de ses cinquante trois printemps, éclatant de forme, réalisant des cascades ébouriffantes et tuant à mains nues ou armes à feu autant d’hommes que sa partenaire féminine la belle et athlétique Rebecca Ferguson.

Le spectateur en prend donc plein la tête, avec des scènes aériennes, sous marines ou motorisées ayant valeur d’anthologie dans le genre action pure et dure.

Malgré cela et la présence du comique Pegg, pour insuffler un peu d’humour et de second degré dans le récit, on ne peut s’empêcher de trouver un peu sans âme cette grosse machine hollywoodienne tournant à plein régime.

A réserver donc aux fans d’action ne voulant pas se claquer de neurones cet été..

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