Point limite zéro (Richard C Safarian)

 




Cinéma des années 70 toujours avec « Point limite zéro » de Richard C Safarian.

Sorti en 1971 est construit sur un scénario basique dans lequel Kowalski (Barry Newman) un pilote solitaire conduisant une Dodge challenger RT surgonflée, fait le pari avec son dealer de rallier Denver à San Francisco en quatorze heures pour livrer sa voiture.

Commence alors une course poursuite haletante avec les forces de police des différents états qu'il traverse à toute allure.

Dans sa quête impossible, Kowalski est aidé par le DJ Super soul (Cleavon Little) qui anime une émission de radio californienne et qui se branche sur les fréquences de la police routière.

Excentrique et flamboyant, Super soul contraste avec le mutisme déterminé de Kowalski.

Ce long périple façon « road movie » permet peu à peu de mieux comprendre le passé et la personnalité de Kowalski : ex soldat du Vietnam, ex policier révoqué pour s'etre opposé à une violence policière et surtout ex pilote chevronné.

Avec pareilles aptitudes et une voiture aussi performante, Kowalski prend systématiquement le dessus sur ses poursuivants qu'ils soient en voiture, moto ou même hélicoptère.

Sur la route, il est systématiquement aidé par un chasseur de serpents (Dean Jagger) qui lui offre de l'essence puis le guide dans le désert puis par Angel (Timothy Scott) un biker qui lui fournit du « speed » pour tenir le coup et l'aide à leurrer les forces de police pour franchir un barrage.

Il échappe également à une agression par un couple d'homosexuels et les chasse brutalement de sa voiture.

Super soul paye lui le prix fort pour son aide puisqu'il est agressé dans son studio de radio et son assistant est sévèrement tabassé par un policier et ses hommes furieux de s’être faits humiliés.

Mais Kowalski ne pourra pas finir sa route et finit par s'écraser sur un barrage constitué de deux bulldozers...

En conclusion, j'ignorais parfaitement le statut de film culte de « Point limite zéro » et ai été complétement bluffé par cette série B hyper musclée ayant servi de base au premier « Mad Max ».

Héros mutique qui finit par devenir attachant par son passé troublé, Kowalski incarne le héros solitaire et libre américain défiant le « système » représenté par les autorités.

Les scènes de poursuites sont exceptionnelles et glorifient les performances de la Dodge supercharger, l'une des plus fameuses « muscle car » de l'époque.

Mais plus qu'un film de poursuite, « Point limite zéros » est fascinant par sa bande son soul-hard-rock enivrante et ses références multiples à la contre culture hippy de l'époque  avec ses DJ, ses bikers, l'usage de drogue et de l « amour libre ».

Une découverte magnifique donc pour un film  mélange de "Mad Max" et d"Easy rider" à voir et revoir sans limitations !

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