Daylight (Rob Cohen)

 



En 1996, après de louables tentatives de diversification dans la comédie, la carrière de Sylvester Stallone est sur le déclin, aussi la star déjà âgé de quarante ans tente avec « Daylight » de revenir au film d'action pur et dur.

Avec un réalisateur spécialiste du genre, Rob Cohen, « Daylight » raconte l'effondrement d'un tunnel reliant New-York au New Jersey à la suite d'un invraisemblable carambolage entre pilleurs de banques et trafiquants de produits explosifs.

Devant l'ampleur de la catastrophe, Kit Laura (Sylvester Stallone) ex chef des secours reconverti en chauffeur de voiture, intervient immédiatement et se porte aux avant-postes.

Sa connaissance du terrain et de ce type de situations désespérées font de lui un leader naturel au grand damne de son successeur Dennis Wilson (Mark Rolston), du reste rapidement éliminé par un éboulis (!).

Prenant tous les risques, Kit va pénétrer par le système de ventilation géant du tunnel pour aller secourir les gens prisonniers à l'intérieur.

Il prend en chemin le policier George Tyrell (Stan Shaw) et retrouve Maddy Thompson (Amy Brenneman) une écrivaine ratée fuyant la ville, les époux Crighton et leur fille, censés incarner la famille américaine type, les Trilling les mêmes en version retraités/torturés plus des ex taulards ayant profiter de l'accident pour s'échapper.

Surmontant tous les obstacles, Laura va tout mettre en œuvre pour trouver une sortie et éviter une fin aussi tragique que Roy Nord (Viggo Mortensen) médiatique sportif trop confiant en ses capacités athlétiques, mort écrasé par les débris.

Le groupe va vaincre la montée des eaux glacées, les effondrements ainsi qu'une peur panique de l'obscurité  et des rats pour trouver un passage.

Certains y laisseront leur vie, comme Tyrell incapable de se mouvoir en raison d'une blessure à la nuque ou Mrs Trilling et parviendront à rejoindre une équipe de sauveteurs.

Restés seuls sous les eaux, Kit et Maddy vont alors en désespoir provoquer une énorme explosion pour se faire éjecter directement dans le fleuve, manœuvre hautement improbable qui réussit pourtant (!)

En conclusion, « Daylight » est l'archétype du film catastrophe américain : scénario filiforme, destiné à mettre en valeur son héros, l'invincible Stallone qui jouant des muscles, se sort de toutes les situations les plus invraisemblables.

Qu'importe au juste si tout ou presque sonne « cliché » dans le film, y compris les personnages faire-valoir comme la belle héroïne paumée ou le side-kick noir mourant avant la fin, « Daylight » ne tient que par la présence de sa star il est vrai assez irréprochable dans son engagement physique qui viendrait presque compenser son jeu d'acteur pour le moins...limité !

Alors « Daylight » navet marquant le début de la décadence de la carrière de Sly ou film d'action efficace de la fin des années 90 ? A vous de juger.

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