Blade II (Guillermo Del Toro)

 



Quatre ans après le premier retentissant succès de Stephen Norrington sort en 2002, « Blade II » réalisé cette fois ci par le très renommé Guillermo Del Toro.

J’avais été très critique avec le premier volet et en regardant le deuxième je me suis sérieusement demandé si la cible pour ce type de film n’était pas plutôt les 15-25 ans.

Del Toro assure une continuité entre les deux épisodes et la menace est ici l’émergence d’une nouvelle race de vampire « mutante » appelée les Faucheurs, qui se nourrit aussi bien d’humains que de bon vieux vampires classiques.

Un certain  Jared Nomak (Luke Goss), est le leader de la race des Faucheurs et propage sa lignée en infectant par morsures des humains ou d’autres vampires.

Conscient du danger, Eli Damaskinos (Thomas Krestchman),  vieux chef de la race des vampires classiques propose donc une alliance contre nature à Blade (Wesley Snipes) et son équipe composé du vieux rescapé Whistler (Kirs Kistofferson) et du jeune Scud (Norman Reedus).

Malgré le peu de confiance qu’il a en son ennemi héréditaire, Blade finit par accepter et fait équipe avec un commando vampire composé d’une dizaine de membres dont Nyssa (Leonor Varela)  la propre fille de Damaskinos et Adolf Reinhardt (Ron Perlman ) leader à forte personnalité que Blade tient en respect à l’aide d’une mini bombe implantée sur son crane.

Le commando fourbit ses armes et part en chasse pour s’apercevoir que les Faucheurs résistent aux balles d’argent, aux gousses d’ail mais restent néanmoins vulnérables à la lumière du soleil.

Après un premier accrochage sanglant, Blade et son équipe parviennent à capturer un des Faucheurs pour le disséquer et examiner sa physiologie pour déterminer ses faiblesses notamment au niveau du cœur.

Ils parviennent à fabriquer des bombes à UV (!) suffisamment puissantes pour éliminer leurs adversaires.

Le choc entre les deux factions rivales se déroule dans les égouts au cours d’une scène de combat d’une violence extrême ou Reinhardt profite de la confusion pour essayer d’éliminer Whistler.

Mais contre toute attente Blade est trahi par ses associés et se retrouve capturé.

Damaskinos lui révèle que c’est lui qui a crée Nomak et la race des Faucheurs pour gommer les faiblesses bien connues des vampires classiques.

Le suzerain vampire avoue avoir monté se stratagème pour capturer Blade et utiliser son ADN afin de pallier à la vulnérabilité des vampires au soleil.

Mais Nomak se retourne contre son créateur et aidé en cela par Nyssa horrifiée qui, gagné à la cause de Blade aide à renverser son père.

Profitant de cette opportunité Blade se libère et affronte Nomak dans un combat final frénétique.

En conclusion, « Blade II » surclasse son prédécesseur au niveau du scénario beaucoup plus consistant et de la réalisation, plutôt impressionnante car versant dans le gore le plus décomplexé.

Les scènes d’actions sont elles aussi surgonflées et multipliées à l’infini jusqu’à l’écœurement.

En pleine forme physique, Wesley Snipes gesticule à n’en plus finir lors d’épuisants combats de karaté, de sabre ou lors de fusillades suffisantes pour raser un building de la taille du pentagone.

Voir des vampires, créatures mystiques ancestrales tout miser sur l’affrontement physique et les prises de karaté est pour moi une ineptie totale.

Les acteurs sont toujours aussi mauvais, la pseudo tentative d’histoire d’amour entre Blade et Nyssa vire au ridicule le plus complet, quand aux personnages du commando, ils sont trop nombreux et n’ont pour la plupart que des rôles de faire valoir à l’exception de Ron Pearlman qui joue un rôle de dur à cuir ultra bas du front.

La dualité entre le vieux débris Whistler et le jeune rebelle Scud est elle aussi assez pitoyable.

La seule raison pour moi de voir « Blade II » est de se reposer les neurones avec un film d’action très gore et hyper violent ou la réflection est au degré zéro.

Un genre qu’affectionnent les teen-agers ou les adeptes des « porn-corn movies ».

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