Blade trinity (David S Goyer)

 



« Blade trinity » de David S Goyer vint en 2004 clore la trilogie à succès entamée en 1998.

D’aucun m’auront sans doute trouvé dur avec les deux premiers volets mais il ne faut sans doute pas totalement désespérer de moi puisque le troisième opus m’a plutôt agréablement surpris.

J’ai en effet trouvé le scénario plus astucieux avec une véritable stratégie anti Blade (Wesley Snipes) mise en place par ses ennemis vampires dirigés par Danica Dalos (Parker Posey ) et son garde du corps  l’imposant Jarko Grimwood (la star du catch Triple H ).

D’un coté on lui tend un guet append pour le forcer à commettre une bavure et à éliminer un humain devant des caméras vidéos afin de déclencher une chasse à l’homme des autorités contre lui et de l’autre on vient exhumer le vampire originel de son tombeau mésopotamien, sa majesté sérénissime Dracula (Dominic Purcell).

Isolé et pris en tenaille dans ce piége astucieux, Blade et son acolyte Whistler (Kris Kristofferson) se trouvent vite dépassés et capturés par les gouvernement américain.

Mais alors que Blade se trouve en très mauvaise posture, de mystérieux alliés font irruption et lui permettent de se tirer d’affaire.

Ce groupe de chasseurs nocturnes humains est composé d’Hannibal King (Ryan Reynolds) , d’Abigail (Jessica Biel)  la propre fille de Whistler ainsi que de plusieurs acolytes d’appoint leur permettant de fabriquer de nouvelles armes à base de technologie anti vampires.

King a la particularité d’avoir été un ancien vampire heureusement guéri.

Aidés par ses jeunes alliés, Blade met au point un puissant virus qui mélangé à du sang de Dracula permettrait de détruire toute la race.

Profitant de l’aubaine, l’équipe remonte la piste de vampires en s’en prenant à leur adeptes qui enlèvent des SDF pour les maintenir en semi vie dans des labos clandestin afin d’en extraire tous le sang.

L’affrontement final a lieu dans un immense building ou est détenu Hannibal King capturé par Dracula et ses sous fifres.

Chacun prend un adversaire et la bataille éclate.

Blade a fort affaire contre Dracula lors d’un virevoltant duel au sabre mais réussi finalement à lui injecter le virus provoquant l’extinction de la race des vampires.

En conclusion, contrairement à ses prédécesseurs « Blade trinity » passe la barre du film regardable.

Outre le scénario un peu plus élaboré, les scènes d’actions sont toujours très musclées, mais plus axées sur d’intenses cascades en voiture ou sur les toits d’immeubles que sur de fatiguant combats de karaté destinés à mettre en valeur la maîtrise des arts martiaux de Mister Snipes.

L’adjonction d’une équipe d’auxiliaire est une bonne idée même si l’éphèbe Hannibal King dont les dames apprécieront la musculature impeccable, cabotine jusqu’à l’insupportable.

En la personne de Dracula, Blade affronte donc un ennemi de premier ordre qui devrait lui être en théorie supérieur puisque en principe immortel.

Le choix de l'acteur choisi pour interpréter le rôle peut en réalité prêter à sourire, en effet au lieu d’un longiligne et inquiétant personnage doté d’un physique à la Christopher Lee, le vampire suprême est ici incarné par une sorte de sosie de l’acteur pornographique Sébastien Barrio avec le même regard bovin et la même mâchoire carrée.

De plus ce Dracula en version gogo danseur n’utilise pratiquement rien des prétendus pouvoirs que lui prêtent toutes les légendes : pouvoirs hypnotiques, transformation en brume, chauve souris, contrôles des rats, loups …

Malgré tous ces défauts, « Blade Trinity » demeure un honnête film d’action comme le cinéma américain sait réaliser à la pèle.

On notera que depuis 2004, la carrière de Wesley Snipes est en chute libre en raison d’importants démêlés avec le fisc américain qui pourraient le conduire en prison.

Cruelle destinée donc pour cet acteur physique dont Blade restera vraisemblablement le rôle le plus marquant.

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