Spider-man, l’intégrale 1966 (Stan Lee, Steven Ditko, John Romita Sr)

 



Après les X-men, au tour de l’homme araignée donc avec « Spider-man, l’intégrale 1966 ».

Même si je ne suis pas un grand fan de Spider Man personnage pas assez sombre à mon goût, je dois reconnaître que son immense popularité que seul Superman peut sans doute égaler ou surpasser, en fait un personnage à ne pas négliger dans le monde des Comics.

Spider Man a été crée en 1962 par l’inépuisable Stan Lee et dessiné pour la première fois par Steve Dikto.

Dans ce volume on retrouve Dikto au dessin avant qu’il ne passe le relais à John Romita à la suite de divergences artistiques avec Lee.

L’intégrale commence par une histoire dramatique, Tante May la tante de Peter Parker est atteinte d’un mystérieux mal sous la forme de particules radioactives qui circulent dans son sang et menacent de la tuer.

Désespéré, Peter Parker fait appel au Docteur Connors (alias le Lézard) pour trouver un remède.

Connors commande un sérum particulièrement rare mais le Docteur Octopus en quête du même sérum pour contrôler la radio activité le dérobe.

Spider Man poussé par l’angoisse s’engage dans une course contre la montre pour retrouver le sérum et sauver May mourante.

Sa quête l’amène dans la base secrète d’Octopus et après une lutte farouche contre ses terribles bras mécaniques et ses mercenaires, Spider Man doit se surpasser pour se dégager d’une monstrueuse masse de métal qui l’immobilise.

Blessé après le combat contre Octopus, Spider Man parvient à sauver sa tante.

Du coté de sa vie privée, Peter Parker se débat toujours contre ses problèmes personnels, en rejetant l’amour de Betty Brant, une jeune secrétaire travaillant dans le même journal que lui au Daily Bugle, et en vivant très mal son inadaptation à la Fac ou il est la risée de ses camarades étudiants.

Spider Man relève ensuite le défi de Kraven le chasseur qui désire le posséder comme trophée.

Si l’Homme de Lave doté d’un corps de métal et d’une force prodigieuse est un ennemi plus redoutable en revanche le Pilleur, scientifique irradié par un gaz émanant d’une météorite, se montre aussi peu expérimenté que crédible.

Spider Man déjoue ensuite les plans du Professeur Storm, génie de la mécanique, créateur de robots destructeurs, qui cherche à se venger de Norman Osborn (le Bouffon Vert) son ex associé qui l’a fait incarcérer pour dérober toutes ses découvertes scientifiques.

Moins construit, l’épisode avec Joe Smith, boxeur raté, transformé en criminels après un choc électrique lui donnant une force surhumaine sombre dans le ridicule.

Mais le clou de cette intégrale est sans nul doute l’épisode entre Spider Man et le Bouffon Vert qui restera son ennemi le plus connu et le plus intime.

Dans cette aventure marquée par l’arrivé de John Romita, le Bouffon Vert découvre la véritable identité de Spider Man et enlève Parker en le prenant par surprise.

Ligoté par un câble d’acier, Parker joue la montre, et fait parler le Bouffon vert, jouant sur ses problèmes psychologiques pour le troubler.

On apprend que Osborn est devenu le Bouffon Vert à la suite d’une expérience chimique qui a mal tourné, acquérant force surhumaine, et une panoplie de gadgets infernaux comme son armure, des citrouilles explosives ou gazeuses, des chauves souris aux ailes tranchantes, des gans capable de lancer des décharges électriques et une sorte de manche à balais lui permettant de voler à grande vitesse.

Spider Man parvient à se libérer et lutte d’arrache-pied contre le Bouffon et tout son arsenal diabolique.

Fort heureusement, le Bouffon est blessé dans l’affrontement par une décharge et à son réveil perd la mémoire ce qui délivre Spider Man du poids de savoir que son pire ennemi connaît sa double identité.

La dernière partie voit l’arrivé du Rhino, autre ennemi célèbre de Spider Man.

Le Rhino est un mercenaire, un colosse à qui des savants ont greffé une peau blindée et soumis à un traitement lui conférant une force gigantesque.

Le Rhino cherche à enlever le fils de Jonah Jameson, astronaute doté de super pouvoirs après son retour d’un vol mais Spider Man parvient d’extrême justesse et avec l’aide d’un produit spécial concocté par son ami Connors à vaincre un adversaire plus puissant que lui.

Coté vie privé, le timide Peter Parker s’affirme, s’achetant une moto, osant faire des avances à la sublime Gwen Stacy blonde solaire hyper féminine, et rencontrant Mary Jane Watson, superbe rousse fille d’une amie de tante May.

Gwen et surtout Mary Jane seront les deux femmes de la vie de Parker.

La dernière aventure montre comment Spider Man a manqué d’intégrer les Vengeurs en refusant de leur amener l’incroyable Hulk, Parker étant sensible à la malédiction de Bruce Banner.

En conclusion, « Spider-man, l’intégrale 1966 » se lit plutôt bien.

Le style de Dikto passe assez bien pour l’époque même si certaines intrigues sont minimalistes et flirtent bien souvent avec le ridicule.

Celui de Romita est déjà plus élaboré et plus séduisant marquant la grande époque de Spidey.

Coté adversaires, Octopus, Kraven, le Bouffon Vert et le Rhino sont d’incontournables références assurant une solide opposition à notre Tisseur préféré.

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