La planète des singes, les origines (Ruper Wyatt)

Sorti en 2011, « La planète des singes, les origines » de Rupert Wyatt est une nouvelle variation sur le thème légendaire développé par Pierre Boulle en 1963.
On y voit Will Rodman (James Franco) un biologiste passionné par ses recherches sur l’amélioration des capacités cognitives des primates.
Travaillant pour Steve Jacobs (David Oyelowo), le président de Gen-sys, Rodman s’emballe lorsqu’il estime avoir trouvé un remède capable potentiellement de guérir les malades atteints d’Alzheimer.
Mais la femelle chimpanzé cobaye se montre ultra agressive, échappant à ses gardiens et semant la panique en pleine réunion avec de puissants investisseurs ce qui sonne le glas du programme de recherche.
Malgré cet échec, Rodman obtient une mesure d’indulgence pour emporter avec lui César (Andy Serkis), le dernier petit chimpanzé non euthanasié.
César grandit dans un environnement familial aisé dans la banlieue résidentielle de San Francisco, développant des qualités proches voir supérieure à celle d’un enfant du même âge.
Il pousse même son père adoptif à rencontrer sa compagne, une jolie vétérinaire du nom de Caroline Aranha (Freida Pinto).
Emballé par les résultats, César teste le sérum sur son père Charles (John Lithgow) atteint lui-même de la maladie d’Alzheimer avec des progrès en apparence stupéfiants avant de voir le traitement reculer.
Mais malgré son intelligence, César reste un animal sauvage et se fait remarquer en agressant un homme s’en prenant à Charles qui était entré par inadvertance dans sa voiture.
César est confisqué à ses maitres et incarcéré dans une prison pour singes ou il est victime de mauvais traitements (nourriture infecte, jet d’eau, décharges électriques) des gardiens Dodge Landon (Tom Felton), Robert Franklin (Tyler Labine) et John Landon (Brian Cox).
En prison, il endure sa peine, souffrant de la séparation d’avec Caroline et Will, avant de prendre son destin en main, faisant marcher son intelligence supérieure pour prendre le dessus sur les autres singes comme son rival Rocket (Terry Notary) qui devient son vassal.
Encadré par Maurice (Karin Konoval) un orang outang lui aussi doté de la capacité de parler le langage des signes et Buck (Richard Ridings) un colossale gorille, César règne à présent sans partage sur ses congénères et parvient à s’échapper de sa prison et dérober d’autres sérums pour doper les facultés des autres singes.
Il organise une révolte, fait tuer Dodge qui tentait de les arrêter et fait évader les singes. Ils se ruent au siège de Gen-sys, libèrent les autres singes de laboratoires comme Koba (Christopher Gordon) et sèment le chaos dans San Francisco.
La police est submergée et un combat d’envergure éclate sur le Golden gate.
Se montrant supérieur stratégiquement aux hommes, César domine les policiers, Buck devant se suicider pour faire chuter un hélicoptère abattant un à un les singes.
Au final, Jacobs est jeté du haut du pont par Koba pour le punir de ses souffrances.
Après un ultime face à face avec Will dans une foret de séquoias ou ils allaient souvent se promener, César laisse son seul ami humain pour se replier avec les siens dans la foret ou il se sent à sa réelle place.
En conclusion, « La planète des singes, les origines », est un blockbuster proposant un divertissement efficace autant que des scènes d’actions absurdes ou une troupe de singes évolués écrase des policiers américains étrangement passifs et inefficaces.
Malgré son statut de produit calibré, le film demeure à des années lumières de la magie mystérieuse et dérangeante du film de Schaffner en 1968 et ne saurait en aucun cas être considéré comme un classique ou chef d’œuvre du genre.

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